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(GÉO-INGÉNIERIE) L’homme cherche toujours à maitriser le climat

8 avril 2021 — Confrontés à de nombreuses critiques, des scientifiques américains et un centre spatial en Laponie suédoise ont annoncé l’annulation du lancement d’un ballon dans le cadre d’un projet controversé de recherche sur la « géo-ingénierie » solaire visant à refroidir artificiellement le climat.

Selon les plans d’une équipe de l’université de Harvard, ce ballon à haute altitude devait être lancé en juin depuis le petit centre spatial Esrange près de Kiruna, au nord du cercle Arctique en Suède, dans le cadre du projet baptisé « SCoPEx » (« Stratospheric Controlled Perturbation Experiment »)

Objectif: mener des essais dans la stratosphère – sans relâcher dans un premier temps de matière – en vue d’autres lancements visant eux à tester à très petite échelle une technique de refroidissement artificiel de l’atmosphère, en diffusant une quantité expérimentale (moins de 2 kilos) de particules de matière pour atténuer l’effet des rayons du soleil.

S’inspirant des effets climatiques des éruptions volcaniques, la technologie mérite d’être étudiée pour combattre un réchauffement climatique devenant incontrôlable, selon ses défenseurs.

©SWEDISH SPACE CORPORATION

Mais le projet – comme la géo-ingénierie en général – a suscité d’importantes inquiétudes, y compris chez des scientifiques mais aussi chez des organisations environnementales, qui jugent la technologie dangereuse et très risquée à maîtriser.

« Il n’y a pas de consensus international clair sur l’opportunité de ce type de recherche », a constaté mercredi la Swedish Space Corporation (SSC), l’entreprise publique qui opère le site d’Esrange.

« Après des échanges avec des experts et des parties prenantes suédoises, et en accord avec Harvard, SSC a décidé de ne pas effectuer le vol d’essai prévu avec un ballon cet été », annonce-t-elle dans un communiqué.

Un comité spécial mis en place par l’université de Harvard pour étudier notamment l’aspect sociétal et éthique du projet a parallèlement annoncé qu’il avait lui aussi demandé l’annulation du vol d’essai de juin.

Et ce afin de permettre davantage de concertation avec la société civile suédoise, notamment avec les Samis, peuple autochtone de Laponie.

Le comité « recommande que des discussions sociétales aient lieu en Suède avant que toute recherche SCoPEx se déroule dans le pays », indique-t-il sur son site, sans toutefois renoncer au projet.

« Cela va probablement retarder le décollage (d’un ballon) jusqu’en 2022 », selon le comité.

En 2017 Bob Bellanca avait déjà évoque le sujet en recevant Jacqueline Roche, réalisatrice du documentaire « Vers un Climat Artificiel ? », et Patrice Hernu, administrateur honoraire de l’INSEE, ancien secrétaire général de Génération Ecologie, à voir ou revoir en replay (réservé aux abonnés)

(rédaction btlv.fr avec AFP)

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À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-04-08T13:43:16+02:008 avril 2021|

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