fbpx

(SCIENCE) « GRAND MINIMUM SOLAIRE » JUSQU’EN 2053

1er octobre 2020Le Soleil subit une période de minimum solaire depuis 2019 et cela pourrait durer jusqu’en 2053. Nous pourrions revivre le « minimum de Maunder » comme de1645 à 1715 où le nombre de tâches solaires étaient beaucoup plus faible que de nos jours.

Un petit age glacière avait alors eu lieu. Les températures étaient froides en Europe, en Amérique du Nord et en Chine. Le climat terrestre serait influencé par l’activité magnétique du Soleil pour deux raisons : la variation du rayonnement solaire et la modulation du flux des rayons cosmiques par le vent solaire.

DES TEMPÊTES SOLAIRES QUI FRAPPENT LA TERRE

Au 19ème siècle, en septembre 1859 des tempêtes solaires ont frappé la Terre, « l’événement de Carrington » (du nom de l’astronome Richard Carrington qui décrivit la destruction solaire). Un flux massif d’ondes radio, de rayons ultraviolets et de rayons X ainsi que de lumière visible arrosa la Terre d’un déluge de protons, d’électrons et de particules lourdes. Des surtensions avaient fait brûler des télégraphes et, côté spectacle, des aurores boréales splendides avaient pu être observées dans le ciel des îles tropicales.

UNE GIGANTESQUE TEMPÊTE SOLAIRE IL Y A 2610 ANS

Le Soleil a un minimum d’activité tous les 11 à 12 ans environ. Durant la période de transition, des tâches apparaissent à la surface du Soleil mais cela ne signifie pas que l’activité au cœur du soleil s’atténue ou s’affaiblit. D’après la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) une gigantesque tempête solaire aurait frappé la terre il y a 2610. En effet, des isotopes du béryllium et du chlore ainsi que des résidus radioactifs avaient été repérés dans des carottes glaciaires au Groenland.

DES TROUS DANS LE SOLEIL

Durant un minimum d’activité solaire, des éjections de masse coronale (CME) creusent des trous dans la magnétosphère du Soleil. D’après Dean Pesnell Goddard Space Flight Center (NASA), les trous dans la magnétosphère du Soleil font partie des cycles naturels du soleil. Dans ce cas sont alors libérées, dans l’espace et vers la Terre, des radiations et de colossales quantités de particules chargées, ce qui explique entre-autres, les aurores boréales sur terre.

LES PROBLÈMES ARRIVENT SUR TERRE

Des tempêtes (ou orages magnétiques), liés aux variations de l’activité du soleil en résultent des changements importants du magnétisme terrestre. L’ionosphère excitée, électriquement parlant peut alors faire varier l’intensité du champ magnétique de la terre, ce qui engendre des orages magnétiques.

Les inconvénients sont les suivants : satellites malmenés, danger pour les voyageurs de l’espace et, sur terre : dérèglement des GPS, dysfonctionnement des réseaux électriques, bouleversement chez les animaux migrateurs, de quoi en perdre le nord

Sur les échelles de risque officielles SWPC, les tempêtes géomagnétiques vont des « tempêtes G1 mineures » (fluctuations du réseau électrique et impacts mineurs des satellites) aux « tempêtes G5 » extrêmes.

À un certain niveau, il peut y avoir le brouillage des fréquences radio et des pannes importantes des réseaux électriques

L’INFLUENCE DES RAYONNEMENT SUR L’ÊTRE HUMAIN

M. Pesnell a déclaré : « Pendant le minimum solaire, le champ magnétique du Soleil faiblit et nous protège moins des rayons cosmiques ». Les rayons cosmiques auraient des conséquences négatives sur la mémoire, le comportement, et la concentration du fait de la perturbation des transmissions des impulsions électriques entre neurones, comme l’explique le professeur Limoli d’Irvine (université de Californie). Certaines personnes pourraient subir des bouleversements émotionnels et parfois profiter d’ondes dites bénéfiques, pendant ces périodes de réceptions d’énergie solaire spécifique. Des transmutations personnelles pourraient avoir lieu pendant les périodes durant lesquelles, grâce aux fluctuations de l’activité solaire, des rayonnements cosmiques viennent en nombre jusqu’à nous.

REFROIDISSEMENT ATMOSPHÉRIQUE ?

Diverses études scientifiques s’accordent à dire que ces minimums solaires entraîneraient également des périodes de refroidissement atmosphérique et même parfois, l’effondrement du mécanisme de réchauffement naturel de la Terre.

Dans le livre « Le monde d’après 2020-2043 » d’Imanna à propos des prédictions du médium, lanceur d’alertes Jucelino Da Luz, nous devrions nous protéger des rayonnements solaires fin décembre 2020.

Pour voir l’émission avec  Jucelino Da Luz, « Prophéties, à quel nouveau monde doit-on s’attendre ? » cliquez ici. (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-10-12T16:15:21+02:001 octobre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser