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GRENOBLE : un synchrotron de 4e génération va explorer la matière

16 juillet — Le 25 août prochain à Grenoble, un synchrotron de quatrième génération, aux capacités d’exploration de la matière cent fois supérieure à l’existant, va officiellement entrer en service.

Une première mondiale, car il s’agit du premier accélérateur de particules à « haute énergie » de cette capacité.

Un synchrotron fournit des flux de rayons X très intenses, accélérés à une vitesse proche de celle de la lumière dans un grand anneau.

La technologie de cette nouvelle génération d’appareils permettra un meilleur examen de la matière, jusqu’à l’échelle de l’atome, grâce à une amélioration de la « brillance » et de la « cohérence » du flux des rayons X projetés, ont détaillé devant la presse les partenaires du projet.

DE TRÈS NOMBREUSES APPLICATIONS

Développée depuis 2012 par les équipes del’European Synchrotron Radiation Facility(ESRF), elle fournira « de nouveaux outils d’investigation de la structure de la matière vivante et des matériaux », avec des « applications dans de nombreux domaines tels que la santé, l’énergie, l’environnement, les nouveaux matériaux durables et innovants, mais aussi le patrimoine culturel et la paléontologie ».

Situé sur la presqu’île scientifique de Grenoble, l’ancien ESRF avait été arrêté le 10 décembre 2018 après vingt-six ans d’activité. Inauguré en 1994, il avait été le premier accélérateur de particules de troisième génération lancé à travers le monde.

20 MOIS DE TRAVAUX NÉCESSAIRES

Cette nouvelle machine pourra scanner des objets longs de 2,50 mètres. Les premiers électrons ont été injectés au sein du nouvel accélérateur de particules en novembre 2019.

Vingt mois de travaux ont été nécessaires pour installer les nouveaux équipements.

Les coûts de cette modernisation ont été estimés à 150 millions d’euros et financés par vingt-deux pays.

François Deymier (rédaction btlv.fr/source l’European Synchrotron Radiation Facility )

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-07-16T10:57:57+02:0016 juillet 2020|

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