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HAVEN : une application de Snowden pour se protéger contre les intrusions (source btlv.fr)

28 décembre 2017 : Pour Edward Snowden, le combat continue depuis son refuge russe. En 2013, le lanceur d’alerte avait dévoilé au monde entier le programme massif d’écoute de la NSA. Il a créé une application Android, elle est le résultat d’une collaboration entre la Freedom of the Press Foundation, présidée par lui-même, et le Gardian Project. Son but : transformer son smartphone en système de sécurité anti-intrusion, en un détecteur de son et de mouvement.

Haven, qui signifie protection en anglais, est un logiciel libre et open source, il se sert des capteurs du téléphone, caméra, microphone, accéléromètre, alimentation afin d’assurer la surveillance et la protection des espaces physiques. Avec cette application, le smartphone pourra détecter les mouvements et les vibrations, les changements de luminosité. Dès le moindre changement dans votre domicile, vous serez averti par SMS ou par message via Signal ou Tor. Lorsqu’il est déclenché, il stocke images et sons le tout en local sur l’appareil.

UN OUTIL DE SURVEILLANCE AU PROFIT DES CITOYENS

Ce projet a été conçu comme une arme de protection pour les lanceurs d’alerte, les journalistes d’investigation ou toutes les personnes se sentant menacés.

« Haven complique la tâche de ceux qui veulent faire taire les citoyens », déclare Edward Snowden dans une vidéo de présentation publiée sur YouTube le 22 décembre 2017.

Le smartphone, qui peut servir d’outil de surveillance des citoyens, est ainsi, au contraire, utilisé pour garder à l’œil les services de renseignement qui prendraient des libertés avec le cadre légal.

Pour reprendre les termes d’un tweet de l’ancien contractant de la NSA, Haven revient à aller à l’hôtel avec un chien de garde et à le laisser dans la chambre lorsque l’on en sort. Sauf que le chien de garde ne conserve pas les enregistrements vidéo et sonores des intrus et ne vous notifie pas par SMS.

François Deymier (btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-03-24T17:46:42+01:0028 décembre 2017|

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