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(HISTOIRE) La carte du Vinland du XVe siècle est fausse

21 septembre 2021 – Apparue pour la première fois en 1957 et offerte à l’université de Yale dans les années 60, la carte du Vinland (ndlr : mappemonde qui représenterait le monde connu en incluant des terres présumées inconnues au XVᵉ siècle, notamment le Groenland, le Japon et une île, le Vinland, dénommée Vinlanda Insula et rappelant les contours approximatifs de l’Amérique du Nord), s’avère être fausse selon des chercheurs de ladite université. Datée du XVème siècle, la carte représente « Vinlanda Insula » une partie de la côte nord-américaine qui aurait été découverte par les Européens au XIème siècle. 

DE NOMBREUSES CONTROVERSES

Malgré une apparence qui la rend authentique, la carte fut dès son apparition sujet à la controverse. Des analyses ont démontré la présence d’encre moderne et les chercheurs de Yale, avec les techniques d’aujourd’hui, ont pu déterminer, une fois pour toute, qu’il s’agit d’un faux. Selon eux, le composé de titane utilisé dans les encres n’était disponible que dans les années 1920. Pour le conservateur Raymond Clemens de la bibliothèque Beinecke Rare Book and Manuscript Library de Yale : « La carte du Vinland est un faux….Il n’y a aucun doute possible ici. Cette nouvelle analyse devrait clore l’affaire ». 

Les dernières analyses démontrent les preuves d’une tromperie intentionnelle. Une inscription latine visible au dos de la carte, peut-être une note du relieur guidant l’assemblage du Speculum Historial (ndlr : manuscrit médiéval), fut écrasée avec de l’encre moderne pour faire apparaître des instructions qui pourraient la relier XVème siècle. « C’est la preuve absolue qu’il s’agit d’un faux » a déclaré Raymond Clemens.

Une supercherie démontrée, comme le souligne Anikó Bezur qui fait partie d’une équipe de scientifiques de l’Institut pour la préservation du patrimoine culturel sur le campus ouest de Yale « Contrairement aux études précédentes, l’équipe de Yale a eu un accès illimité à la carte et aux manuscrits qui l’accompagnaient aussi longtemps que leur travail l’exigeait ». Voilà qui prouve encore une fois qu’il faut faire attention aux raccourcis empruntés trop facilement par certains archéologues et révisionnistes en herbe. 

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-21T14:07:47+02:0021 septembre 2021|

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