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(MYSTÈRE) La chambre d’Ambre aurait été retrouvée par des plongeurs

17 octobre 2020 – Une épave nazie découverte dans la mer Baltique pourrait contenir ce qui fut appelé la huitième merveille du monde.

Après avoir découvert l’épave identifiée comme celle du SS Karlsruhe, navire coulé en 1945 par l’aviation soviétique, les chercheurs polonais de Baltitech y ont trouvé des véhicules militaires, de la porcelaine et de nombreuses caisses au contenu jusqu’ici inconnu. Ils n’excluent pas que la légendaire chambre d’ambre se trouve là-bas, c’est en tous cas une théorie possible.

La Chambre d’ambre est une pièce aux murs recouverts d’éléments sculptés dans de l’ambre authentique, elle fut offerte par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier au tsar de Russie Pierre le Grand en 1716. Pendant presque deux siècles, elle fut installée au palais Catherine près de Saint-Pétersbourg. D’une surface de 55 m2, elle contenait plus de 6 tonnes d’ambre. Volée par les Allemands en 1941, elle était considérée comme perdue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Avec ce matériau, les œuvres d’art et les objets précieux qu’elle renfermait, la valeur de la Chambre d’ambre dépassait selon les estimations, les 400 millions d’euros. Quand l’armée allemande s’attaqua à la ville de Saint-Pétersbourg durant la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques tentèrent ainsi d’empêcher de se faire voler ce trésor.

Cependant, ils estimèrent la chambre trop fragile pour être déplacée et la laissèrent sur place. Les Allemands eux, n’eurent pas autant d’états d’âme. En 1941, après la prise du palais Catherine, les troupes démontèrent la précieuse réalisation en espérant la reconstruire.

La suite de l’histoire demeure floue. Mais qu’est devenue la Chambre d’ambre ? C’est le mystère qui plane depuis 75 ans. Certains affirment qu’elle aurait brûlé ou été endommagée durant les bombardements, d’autres pensent qu’elle aurait été de nouveau démantelée par les Nazis pour être transportée en lieu sûr.

Sauf qu’aucune trace n’a jamais été retrouvée à ce jour.

Si la perspective demeure depuis la découverte de l’épave de ce navire nazi, rien n’indique donc réellement qu’elle pourrait renfermer la Chambre d’ambre. Et si par chance tel était le cas, il est possible que les pièces n’aient pas survécu sous l’eau depuis si longtemps.

Seules des explorations sous-marines supplémentaires pourront apporter une réponse. Quoi qu’il en soit, l’identification de l’épave demeure une découverte d’importance. Comme les autres navires disparus, elle constitue une capsule temporelle d’un événement décisif de l’histoire et le lieu du dernier soupir de centaines de victimes.

 Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(UNIVERS) La sonde Osiris-Rex a réussi à entrer en contact avec une astéroïde

21 octobre 2020 — Il s’agit une nouvelle fois d’un exploit, la sonde Osiris-Rex a peut-être réussi son opération sur l’astéroïde Bennu. Quatre ans après son lancement, la sonde devait ramasser quelques dizaines de grammes de poussières. Une opération très technique et surtout à une distance de 330 millions de kilomètres de la Terre.

Il faudra attendre quelque jour pour savoir si cette mission a été réussie

« Tout s’est passé parfaitement », a annoncé quelques minutes après le contact, Dante Lauretta, le chef de la mission, submergé d’émotions, qui est allé jusqu’à déclarer que l’équipe avait « écrit une page d’histoire ce soir ».

LE PILOTAGE AVEC UN DÉCALAGE DE 32 MINUTES

L’année dernière,le Japon avait réussi avec sa sonde Hayabusa2 à récupérer un peu de poussière d’un autre astéroïde, Ryugu, et elle est sur le chemin du retour, avec un retour prévu en décembre. Avec Osiris-Rex, la Nasa espère collecter plus de fragments, au moins 60 grammes, dont elle espère qu’ils révéleront les ingrédients originels du système solaire.

« Nous ne pouvons pas piloter l’appareil avec un joystick en temps réel », avait expliqué Kenneth Getzandanner, responsable des opérations de vol.

À cette distance, le signal met 18 minutes et demie pour aller de la Terre à Bennu, et inversement.

Le premier message de confirmation de l’opération est arrivé sur Terre comme prévu à 22 h 12 GMT mardi, puis l’appareil a confirmé avoir réalisé l’échantillonnage, et être reparti à distance sûre de Bennu.

Il faudra attendre quelques jours pour connaître la masse collectée de poussière.

16 SECONDES POUR UN EXPLOIT

Douze années pour un contact de moins de 16 secondes, lors desquelles un bras devait collecter des grains de deux centimètres de diamètre ou moins, qui auront été soulevés par un souffle d’azote comprimé.

« Nous ne pouvons pas atterrir sur Bennu, on ne fera qu’embrasser la surface », avait résumé Beth Buck, de Lockheed Martin.

L’intérêt d’analyser la composition des astéroïdes du système solaire est qu’ils sont composés des mêmes matériaux qui ont formé les planètes. Comme une « pierre de Rosette », dit le chef scientifique de la Nasa, Thomas Zurbuchen, Bennu peut « raconter l’histoire de la Terre et du système solaire depuis quelques milliards d’années ».

Les échantillons reviendront le 24 septembre 2023 sur Terre, avec un atterrissage prévu dans le désert de l’Utah.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-18T13:14:02+02:0017 octobre 2020|

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