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(HISTOIRE) La mystérieuse mort d’Alexandre le Grand

15 novembre 2020 — Alexandre le Grand, personnage mythique de l’antiquité, était le Roi de la Macédoine. Il est décédé brutalement et sa mort n’a jamais pu être élucidée, vu qu’aucun corps n’a été retrouvé. De nombreuses théories sur la raison de son tragique décès fusent depuis des millénaires.

SON PARCOURS

Il est né le 21 juillet 356 av. J.-C. à Pella. Fils de Philippe II, élève d’Aristote et roi de Macédoine à partir de 336 à la mort de son père. Grâce à une éducation remarquable, ses prouesses guerrières et sa vision universelle, il s’est démarqué et a réussi à prouver sa puissance.

Il est connu pour avoir pris possession du grand empire perse, en coalition avec des cités grecques. C’est sa victoire à Gaugamèles qui lui permet d’avoir la totalité du territoire. Il est également parti en Asie pour démarrer une campagne de dix ans. Puis il s’est rendu en Égypte où il sera proclamé pharaon. Il a réussi à fonder un empire allant des rives de la mer Égée à celles de l’Indus et des bords de l’Oxus à la vallée du Nil. Alexandre le Grand a aussi bâti près d’une vingtaine de cités et à étendre son influence jusqu’en Inde.

Avec le temps il est devenu l’un des plus grands conquérants de l’histoire de l’humanité.

SA DISPARITION

Alexandre le Grand a disparu à 32 ans le 11 juin 323 av. J.-C à Babylone (Irak). Terrassé par une grosse fièvre pendant deux semaines et à l’époque, beaucoup de personnes pensaient qu’elle était due au Paludisme ou à un empoisonnement ou encore à une épizootie de type grippe aviaire. D’autres expliquent qu’il avait un mode de vie assez agitée : des blessures de guerre, une mauvaise hygiène de vie et beaucoup de stress par rapport à la conquête. Et avec le temps, son organisme a dû attraper des parasites et des agents infectieux.

Pour beaucoup, sa disparition restera une énigme mais certains chercheurs pensent avoir trouvé la solution. Les historiens tentent de résoudre le mystère depuis des décennies, à partir d’études et de textes datant de plusieurs siècles, ils reconstituent son parcours et espèrent un jour trouver des preuves.

Pour l’anthropologue médico-légal, Philippe Charlier, « les comportements à risque d’Alexandre expliquent, mieux que tout, cette fin à la fleur de l’âge, sans oublier les maladies sexuellement transmissibles, contractées avec ses maîtresses et ses amants, ou les fièvres hémorragiques. Des déplacements géographiques constants, un alcoolisme sans doute chronique dû à ses multiples beuveries, ont pu entraîner des fragilités du foie et des reins, aboutissant à une défaillance multi viscérale (les organes cèdent les uns après les autres). Notre monde aseptisé nous empêche d’envisager la réalité d’il y a 2 300 ans ».

Mais le Dr Katherine Hall, une scientifique néo-zélandaise, de l’Université d’Otago a une nouvelle hypothèse. Elle explique dans la revue The Ancient History Bulletin, que Alexandre serait mort d’une maladie auto-immune, connue sous le nom de syndrome de Guillain-Barré (SGB), qu’il aurait contracté suite à une infection par Campylobacter pylori, une bactérie.

L’experte s’est intéressée aux symptômes et à une incroyable découverte : durant les six jours ayant suivi sa mort, aucun signe de décomposition n’a été observé sur le corps du roi. Au final pour la professionnelle Alexandre le Grand serait mort d’une paralysie sans perte de conscience causée par une forme spéciale de SGB. S’il n’y avait pas de décomposition, c’est sûrement qu’il ne devait pas être mort au moment où il a été déclaré. A l’époque, les médecins diagnostiquaient le décès d’une personne avec la respiration, beaucoup d’erreurs ont donc été commises.

Des théories qui ne peuvent pas être confirmées à cause de l’absence de preuve matérielle.

Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2020-11-15T09:50:15+01:0015 novembre 2020|

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