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(HISTOIRE) L’analyse ADN révèle les prémices de la société moderne a vu le jour à l’âge de bronze

7 mai 2021 — Les chercheurs ont analysé l’ADN d’anciens sites archéologiques autour de la mer Égée et ont conclu que les premières civilisations à construire des palais et des centres-villes en Europe étaient génétiquement plus homogènes que prévu. Un article sur la découverte a été publié dans la revue Cell.

L’âge du bronze en Eurasie a été marqué par des changements importants socialement, politiquement  et économiquement, qui se remarquent avec l’émergence des premiers grands centres urbains et des palais monumentaux. L’échange économique et culturel croissant qui s’est développé pendant cette période a jeté les bases des économies modernes, y compris le capitalisme, les traités politiques internationaux et l’économie commerciale mondiale.

Pour mieux comprendre l’origine et le développement des civilisations européennes au cours de cette période de l’histoire, les auteurs des nouvelles recherches ont décidé d’utiliser le séquençage de l’ADN. Pour ce faire, les auteurs ont collecté des échantillons des squelettes bien conservés trouvés sur des sites archéologiques le long de la côte égéenne. Les scientifiques ont séquencé six génomes complets – quatre appartenaient à des représentants de trois cultures de l’âge du bronze ancien et deux appartenaient à des représentants de la culture hellénique de l’âge du bronze moyen.

Les résultats de l’analyse suggèrent que les innovations telles que le développement des centres urbains, l’utilisation du métal et le commerce intensif effectué pendant la transition du néolithique à l’âge du bronze n’étaient pas seulement dus à une immigration massive en provenance de l’est de la mer Égée, comme on le pensait précédemment, mais aussi grâce aux apports culturels des groupes néolithiques locaux.

L’étude a également montré qu’à l’âge du bronze moyen (1600-1350 av. J.-C.), les individus de la mer Égée du Nord étaient significativement différents de ceux qui vivaient au début de l’âge du bronze. Ces personnes étaient à moitié de la steppe pontique-caspienne – une vaste zone géographique qui s’étendait entre le Danube et l’Oural au nord de la mer Noire – et ressemblaient beaucoup aux Grecs modernes.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-05-10T10:57:05+02:007 mai 2021|

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