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(HISTOIRE) Les Vikings ont-ils découvert l’Amérique en premier ?

25 mai 2021 – On connaissait les invasions des Vikings en Europe mais on oublie souvent qu’ils se seraient aussi installés durablement en Amérique et au Canada ! Ces hommes du Nord venus de Scandinavie, popularisés par la série The Vikings, ont précédé Christophe Colomb sur le continent américain de quelque 500 ans !

C’est en 1960 que la première preuve fut apportée au nord de la province de Terre-Neuve, au Canada, à « l’Anse aux Meadows ». A l’époque, des archéologues avaient découvert 8 habitations semblables à celles que les navigateurs scandinaves bâtissaient au même moment en Islande ou au Groenland. L’étude de cette colonie américaine avait mis à jour une centaine d’objets « vikings » : des clous, des rivets en fer, une pierre à aiguiser, une épingle de manteau, une forge … Les chercheurs avaient alors estimé la durée de leur implantation à une trentaine d’années.

Mais aujourd’hui, Paul M. Ledger et son équipe de recherche de la « Mémorial University » de Terre-Neuve avancent l’hypothèse que la présence viking a pu être plus ancienne et surtout bien plus longue. Elle aurait même duré plus d’un siècle !

Les scientifiques ont analysé les restes d’une tourbière située à 30 mètres de l’est de l’anse aux Meadows. Alors que jusque-là, on attestait l’occupation nordique aux alentours de l’an mil, la datation au radiocarbone de ces vestiges, et une nouvelle exploitation des données, permet désormais de la situer vers la fin des années 1100 ou au début des années 1200.

En procédant à l’examen des restes de plantes et d’animaux recueillis dans des échantillons de tourbe prélevés pour des analyses paléo-environnementales, les chercheurs ont mis à jour un « horizon culturel » : « une couche de boue piétinée, jonchée de débris de bois, de charbons de bois, de pollens, de déchets organiques abondants et d’insectes ».

Or, plusieurs de ces éléments n’étaient pas originaires de la région. C’est notamment le cas pour des coléoptères  « Simplocaria », seulement connu au Groenland et « Acidota quadrata », jamais identifié à Terre-Neuve. D’après ces spécialistes, les contenus microscopiques identifiés dans la tourbe ressembleraient à ceux étudiés aux alentours des autres établissements vikings bien documentés de l’Islande et du Groenland et permettrait d’attester qu’il ne s’agit pas d’occupation autochtones.

« Ces couches de tourbes ne sont peut-être pas aussi évocatrices qu’une épingle de bronze ou une pointe de projectile en pierre finement travaillée. Mais elles ouvrent de nouveaux horizons pour examiner les traces laissées par l’environnement par les mouvement de population inter et intracontinentaux en Amérique du Nord avant 1492. »

De quoi donner des idées aux scénaristes de la série à succès des Vikings qui ont pû imaginer, à partir de la saison 6,  la suite des invasions musclées des fils du chef Viking norvégien, le «jarl » Ragnar Lodbrok, sur le continent américain !

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-25T15:28:59+02:0025 mai 2021|

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