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(HYGIÈNE) Contrairement aux idées reçues, les gens se lavaient au Moyen Âge

4 mai 2021 — Il y a une idée largement répandue que les gens du Moyen Âge  se lavaient très rarement voire jamais. On raconte que certaines personnes ne se seraient lavées que deux fois au cours de leur vie, alors est-ce vrai ?

Les livres d’histoires nous rapportent que la saleté régnait partout au Moyen Âge aussi bien dans les rues que sur les personnes.

Il existe pléthore de documents sur la mauvaise hygiène de l’Europe médiévale. Ils sont basés sur la connaissance par exemple de la vie d’Isabelle la Catholique  reine de Castille, qui a régné de 1474 à 1504  qui ne se serait lavée que deux fois dans sa vie : à la naissance et le jour de son mariage. Mais en réalité, il n’y a aucune preuve de cela.

Codex Manesse © Domaine public

LES BAINS PLUS ACCESSIBLE POUR LES RICHES

Cependant, au Moyen Âge en Europe, seuls les riches pouvaient se permettre de prendre un bain. Après tout, pour prendre un bain chaud, il fallait  beaucoup d’eau et surtout  la réchauffer en brûlant du bois, car les systèmes de chauffage qui existaient à l’époque étaient inefficaces et la majeure partie de la chaleur dégagée était transférée à l’air, et non à l’eau.

De plus, beaucoup de temps était nécessaire pour chauffer de grands récipients avec de l’eau. Généralement, les gens se lavaient à l’ eau froide, car l’eau chaude n’était pas accessible. Le peuple se lavait régulièrement les mains et le visage. Du fait que les pauvres n’avaient pas de couverts et mangeaient avec leurs mains, et donc ils étaient obligés de se les laver, chaque fois avant de manger.

Le bain chaud était plutôt réservé aux gens riches

LES BAINS PUBLICS

En Europe, à cette époque, il y avait des bains publics, où les habitants pouvaient se rendre, tous les jours. Bien sûr, il existe des preuves de négligence en matière d’hygiène, mais ce sont des exceptions plutôt que la règle. Il est possible que des personnes ne se soient pas lavées pour des raisons religieuses, croyant qu’elles étaient protégées depuis leur baptême à l’eau bénite. De telles exceptions même si elles sont rares aujourd’hui doivent certainement exister.

La rareté  du bois de chauffage et de l’eau potable dans certaines parties de l’Europe limitait la fréquence des bains, mais il y a des raisons de croire que les habitants de l’Europe médiévale se lavaient plus de deux fois dans leur vie. Au Moyen Âge, les croisés ont apporté du savon d’Extrême-Orient en Europe, afin que les gens puissent se laver et surtout enlever les odeurs désagréables.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-04T15:26:17+02:004 mai 2021|

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