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INDE : début de Kumbh Mela, l’un des plus grands festivals religieux au monde

16 janvier 2019 — Des ascètes nus couverts de cendres jusqu’aux pèlerins anonymes venus de loin, des dizaines de millions d’hindous sont attendus au Kumbh Mela, l’un des plus grands rassemblements religieux de la planète qui a débuté mardi, pour des ablutions dans les fleuves sacrés du nord de l’Inde.  

Répartis sur sept semaines, près de 100 millions de croyants devraient selon les organisateurs prendre part à ce festival à Allahabad (Uttar Pradesh, nord), une ville que les nationalistes hindous veulent rebaptiser Prayagraj pour effacer son nom à consonance musulmane. Le Gange et la Yamuna y convergent ainsi que, selon la foi hindoue, la rivière mythique Sarasvati.   Avant l’aube, des milliers d’ermites nus à la peau enduite d’une couche grise de cendres, certains montés sur des chevaux, d’autres brandissant des tridents, ont cheminé vers la confluence des fleuves. Au son des mantras, des sifflets du service de sécurité et des éclaboussures, ils se sont immergés dans les eaux fraîches.

Pour les hindous, se plonger dans ces eaux au Kumbh Mela permet de se purifier de ses péchés et de se rapprocher du salut. « Tous les dieux descendent sur cet endroit sacré durant ce moment. C’est le plus bel événement pour un être humain », déclare Chandhans Pandey, un pèlerin de 60 ans.

Toute la journée, des millions de pèlerins ont fait la queue des heures durant pour réaliser leurs ablutions. « Je ne sais pas si mes prières ont été acceptées mais je suis satisfait après être passé dans l’eau », confie Narendranath Chakraborty, un homme de 72 ans venu de Calcutta, à 700 kilomètres à l’est d’Allahabad.

Un hélicoptère a jeté une pluie de pétale de roses sur la foule  d’ermites à dreadlocks fumant de la marijuana, de prêtres en robes safran offrant des prières et de pèlerins venus de tous les coins d’Inde.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T16:24:31+02:0016 janvier 2019|

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