fbpx

(ALIMENTATION) Industrie 4.0, et si on mangeait des insectes ?

12 octobre 2020 – Le spécialiste des scarabées pour la nourriture animale boucle une levée de fonds record de 316 millions d’euros depuis sa création.

Née d’une idée un peu folle, 4 Français aux compétences complémentaires s’associent et créent, en 2011, une nouvelle filière agroalimentaire. Le projet est d’élever et de transformer des insectes pour contribuer aux grands défis de notre époque : nourrir la population mondiale, préserver les ressources et la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique.

La start-up Ynsect est aujourd’hui leader mondial dans l’élevage d’insectes et leur transformation en ingrédients à destination de la nutrition animale et végétale.

LA PLUS GRANDE FERME VERTICALE AU MONDE SERA INAUGURÉE FIN 2021

Ynsect élève et transforme des scarabées à Dole, dans le Jura. Ce sera également bientôt le cas à Poulainville près d’Amiens (Somme) au sein de l’unité Ynfarm où la plus grande ferme verticale d’insectes au monde sera édifiée où la production devrait atteindre les 100 000 tonnes d’insecte par an.

Entièrement automatisée, elle suivra une méthode d’élevage vertical pour économiser à la fois de l’énergie et des surfaces agricoles.

Ynsect a reçu récemment une homologation de mise sur le marché de son fertilisant fabriqué à partir des déjections d’insectes. Ce dernier offre une bonne alternative à la fertilisation chimique des cultures et garantit de bons rendements.

UN ÉLEVAGE DE SCARABÉES

La « fermilière » concept innovant de ferme verticale développé par Ynsect permet donc l’élevage et la transformation à grande échelle de larves du scarabée Tenebrio Molitor, également appelé ver de farine, un insecte connu et élevé depuis plusieurs décennies pour les marchés des petits animaux domestiques et parcs zoologiques.

Les insectes juvéniles sont nourris et grandissent pendant plusieurs semaines dans des conditions optimales. Lorsque les larves de Molitor arrivent à maturité, 95 % d’entre elles sont étuvées, stérilisées puis transformées en une poudre riche en protéines et en huile, riche en acides gras polyinsaturés, sans aucun ajout de composé chimique. Les 5 % restants deviennent adultes et se reproduisent pour assurer le renouvellement de la population juvénile. Quant aux déjections, elles sont valorisées en engrais pour les plantes.

À ce jour, le marché de l’insecte est réservé exclusivement au pet food et à l’aquaculture. Toutefois, les productions de volailles et de porcs pourraient devenir des débouchés dans un futur proche. Pour l’alimentation humaine, l’évaluation des risques sanitaires est en cours pour que les insectes puissent peut-être un jour se retrouver dans nos assiettes.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SCIENCE) Notre tête révèle un organe inconnu jusqu’à ce jour

21 octobre 2020 — Publiée dans la revue Radiotherapy and oncology, une étude révèle l’existence d’un nouvel organe niché dans le nasopharynx humain. Un ensemble de glandes salivaires bilatérales. Jusqu’à il y a trois ans, les scientifiques pensaient que le corps humain contenait 78 organes. Depuis ils ont revu à la hausse le nombre de ses derniers en y rajoutant notamment le mésentère qui relie l’intestin aux parois abdominales. Cette fois, il va falloir également compter avec de nouvelles glandes salivaires. C’est une équipe de chercheurs néerlandais qui a fait cette

découverte anatomique. Niché à l’arrière du nasopharynx, ce nouvel ensemble de glandes salivaires a été découvert lors d’examens menés avec un PSMA sur des patients souffrant d’un cancer de la prostate. C’est grâce aux injections de glucose radioactif lors du scan que l’organe fut découvert.

Crédit photo : Institut néerlandais du cancer

ON A TOUS LES GLANDES

Notre corps est équipé de glandes salivaires dites « majeures » (ndld : les glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales) mais aussi de près d’un millier de glandes salivaires supplémentaires dites “mineures”. Minuscules, celles-ci sont nichées dans le tractus aérodigestif et dans toute la zone buccale, ce qui n’est pas le cas de ce nouvel organe qui appartiendrait aux glandes dites « majeures ». Placées précisément derrière le nez et au-dessus du palais, ces glandes se trouvent près du centre de notre tête. La question que beaucoup se posent est légitime : comment sommes-nous passés à côté depuis l’avènement de la radiographie ? Les spécialistes avancent que cette zone n’est pas très accessible. Pour certains, seules les nouvelles techniques d’imagerie PSMA-PET / CT peuvent le permettre.

Sur BTLV, on se demande souvent s’il existe un grand architecte à l’espèce humaine et il est certain que si la question est longtemps posée, une chose est sure, le corps humain est vraiment la plus belle machine qu’il a inventée…

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-10-12T14:29:10+02:0012 octobre 2020|

Sujets susceptibles de vous intéresser