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(INFORMATIQUE) Un ordinateur chinois atteint la suprématie quantique

27 septembre 2021 – Un ordinateur quantique a résolu en un peu plus de quatre heures un calcul qui aurait nécessité des milliers d’années avec un ordinateur classique.

Rappel vulgaire de ce qu’est un ordinateur quantique : votre machine classique traite l’information de façon binaire avec des bits qui ne peuvent prendre que deux valeurs : 0 ou 1. L’ordinateur quantique, lui, n’a pas des bits mais des bits quantiques (qubits). Selon le principe de superposition, ils prennent à la fois la valeur 0 et 1. Cela permet aux ordinateurs quantiques d’effectuer des calculs beaucoup plus complexes en un temps record.

La suprématie quantique, c’est lorsqu’un ordinateur quantique parvient à effectuer un calcul rapidement (de l’ordre de quelques heures) quand un ordinateur traditionnel mettrait plusieurs millénaires à l’effectuer. 

C’est arrivé une première fois en 2019 avec le processeur Sycamore de Google. Il utilisait alors 54 qubits. Quelques mois plus tard, une équipe de l’université des sciences et technologies de Chine utilisait 56 bits quantiques pour résoudre en 70 minutes un calcul trois fois plus complexe que celui de Google.

Aujourd’hui, c’est cette même équipe qui bat son propre record. Avec les 60 qubits du processeur Zuchonghzi 2.1, les chercheurs ont résolu un calcul trois fois plus compliqué que leur précédent en quatre heures et douze minutes.

La technologie quantique n’a pas vraiment d’intérêt dans une application quotidienne. Mais une fois maîtrisée correctement, elle sera indispensable dans la création d’algorithmes, de résolution d’équations ou même l’invention de molécules.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-27T15:53:57+02:0027 septembre 2021|

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