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(INGENUITY) Le petit hélicoptère martien prolonge sa mission d’un mois

3 mai 2021 — Après avoir prouvé avec succès qu’il était possible de voler sur Mars, la Nasa a annoncé que la mission du petit hélicoptère Ingenuity était étendue d’un mois supplémentaire, pour en faire le compagnon de route du rover Perseverance.

Il sera désormais chargé de seconder le rover dans sa mission principale, la quête de vie ancienne sur Mars, en allant par exemple explorer des endroits d’intérêt scientifique, inaccessibles en roulant, ou en repérant le chemin le plus sûr.

« Ingenuity va passer d’une mission de démonstration technologique, où nous prouvons les capacités techniques de l’hélicoptère, à une mission de démonstration d’opérations, où nous rassemblons des informations sur la capacité de l’hélicoptère à apporter un soutien opérationnel » à Perseverance, a déclaré lors d’une conférence de presse Lori Glaze, directrice de la division de la NASA sur l’étude des planètes.

Un jour peut-être, des explorateurs humains seront eux aussi accompagnés d’engins volants pour les aider, et c’est aussi ce que cette nouvelle phase va permettre de tester, a-t-elle expliqué.

© NASA

« Au bout de 30 jours, nous évaluerons où nous en sommes », a-t-elle ajouté, l’Agence spatiale américaine n’excluant pas de prolonger encore l’expérimentation par la suite.

Attention toutefois, Ingenuity « n’a pas vraiment été conçu pour une longue mission », a temporisé Bob Balaram, ingénieur en chef de l’engin, pointant notamment l’effet nocif de cycles répétés de gel et de dégel.

Il faudra également qu’Ingenuity ne s’écrase pas, alors que ses vols seront de plus en plus périlleux.

Pour le moment, il les a tous réussis avec brio, dont le quatrième vendredi, le plus long réalisé jusqu’ici: 266 mètres au total, en 117 secondes.

Le but de ce vol était notamment de repérer un nouvel endroit où il pourra se poser en toute sécurité très bientôt. Jusqu’ici, il est toujours revenu sur sa piste initiale, mais ce ne sera pas le cas lors du cinquième vol, qui devrait intervenir d’ici environ une semaine. Cette fois, Ingenuity volera sans effectuer le chemin retour, en précédant Perseverance.

La NSASA  anticipe ensuite deux autres vols sur les 30 jours.

Rédaction btlv.fr avec AFP

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(SCIENCE) Les humains pourraient développer un sixième sens

12 mai 2021 — Les humains, on le sait, ont des sens très limités. Nous ne pouvons pas sentir aussi bien que les chiens, voir autant de couleurs que les crevettes mantes ou trouver le chemin de la maison en utilisant les pôles magnétiques de la terre comme les tortues de mer. Toutefois, d’après les scientifiques, il y a un sens animal que nous pourrions bientôt maîtriser : l’écholocation à l’instar des chauves-souris. C’est ce que vient de démontrer, en laboratoire, une équipe de scientifiques japonais. Leurs travaux montrent que les humains peuvent utiliser l’écholocation, autrement dit « la capacité à localiser des objets par le son ». Ces mêmes chercheurs sont certains qu’une telle technique sensorielle

pourrait nous aider à « voir » dans l’obscurité. Dans tous les cas suffisamment pour pouvoir nous y déplacer.

COMME LE FONT LES CHAUVES-SOURIS

Pour se déplacer, les chauves-souris envoient des ondes sonores aiguës sous des angles distincts qui rebondissent à différents intervalles de temps. Cela les aide à en savoir plus sur la géométrie d’un environnement, la texture ou le mouvement d’un objet. Si nous pouvions agir de la même façon, cela élargirait notre vision du monde tel que nous le connaissons comme l’exprime Miwa Sumiya, chercheuse au Centre de l’information neuronale d’Osaka au Japon et auteure d’une nouvelle étude (ndlr : disponible seulement en Anglais) publiée sur Plos One : « Examiner comment les humains peuvent acquérir de nouvelles capacités de détection pour reconnaître des environnements à l’aide de sons [c’est-à-dire, l’écholocation] peut conduire à la compréhension de l’adaptabilité du cerveau humain ». La chercheuse en est certaine : « Nous sommes également en mesure de mieux comprendre les stratégies de détections d’autres espèces [comme les chauves-souris] en les comparant aux connaissances acquises dans les études sur l’écholocalisation humaine ».

DES TESTS GRANDEUR NATURE

Pour tenter de valider cette théorie, l’équipe de Sumiya a créé une simulation élaborée. Les chercheurs ont réunis dans un première pièce des volontaires à qui ils ont donné une paire d’écouteurs et deux tablettes différentes. L’une pour générer leur signal d’écholocation synthétique et l’autre pour écouter les échos enregistrés.

Dans une deuxième pièce, non visibles par les participants, deux cylindres 3D de forme étrange tournaient ou restaient immobiles. Les 15 sujets ont été invités à lancer des signaux d’écholocation via leur tablette. Les ondes émises par impulsions, sont allées rebondir dans la deuxième pièce sur les cylindres 3D. La chercheuse signale qu’il a fallu faire preuve de créativité pour transformer les ondes sonores en quelque chose que les participants humains ont pu reconnaître. Les chercheurs ont demandé aux participants de déterminer si les échos qu’ils entendaient provenaient d’un objet immobile ou en rotation. Ils ont pu identifier de manière fiable les deux cylindres en rotation en utilisant les signaux d’écholocation variant dans le temps qui rebondissaient sur les cylindres. En revanche, les participants ont eu plus de mal à identifier la forme des cylindres fixes. Les chercheurs affirment que leurs travaux prouvent que les humains, comme les chauves-souris, sont capables d’interpréter les objets par le son. Dans un avenir proche, les ingénieurs pourraient intégrer cette technologie dans nos téléphones portables, les montres connectées ou dans nos lunettes. Une technologie qui pourrait faciliter le déplacement de personnes malvoyantes.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-03T15:14:42+02:003 mai 2021|

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