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(INNOVATION) Des chercheurs américains ont mis au point un robot-chien tueur

15 octobre 2021 – Des chercheurs de l’entreprise américaine Ghost Robotics ont créé un robot-chien tueur du nom de Spur. Ce dernier dispose d’un fusil d’assaut de calibre 6,5 mm intégré sur son dos avec lequel il est capable d’atteindre une cible à 1.200 mètres de distance.

Spur le nouveau robot-tueur de Ghost Robotics est un véritable chien de guerre robotisé. Il est doté d’un fusil d’assaut MK-17 Mod 1 de calibre 6,5 mm et est en fait le tout premier robot quadrupède équipé d’une telle arme. D’après ses concepteurs, Spur dispose d’une portée importante et serait capable d’atteindre avec précision une cible située à 1.200 mètres de distance. Ce robot a des avantages par rapport à un soldat classique, car ses quatre pattes articulées sont idéales pour stabiliser le tir. De plus le Spur peut même tirer de façon précise y compris en se déplaçant grâce à une puissance de calcul qui lui permet de compenser en temps réel l’effet de recul des tirs.

UN ROBOT-TUEUR DÉNUÉ D’AUTONOMIE

Si spur est la preuve que la robotisation des équipements militaires dans l’armée américaine est plus que jamais d’actualité. Il faut dire que le robot Spur dispose de nombreux avantages. En plus de son armement classique d’autres calibres peuvent également être intégrés selon les situations. Le robot est capable d’armer et de mettre en sécurité son armement de manière autonome et est également résistant et étanche. Son système est conçu de manière à fonctionner même si plusieurs capteurs embarqués sont défaillants. Seule inquiétude mise en avant par les experts, le robot ne semble pas être doté d’autonomie dans ses décisions. Néanmoins, il est probable qu’une IA sera utilisée pour détecter et verrouiller des cibles potentielles, avant de laisser la décision de tir à un véritable soldat. Quoi qu’il en soit, l’armée américaine s’est dite très intéressée par ce robot qui pourrait être très utile pour mener des missions de reconnaissance sur zone de guerre en milieu urbain.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-15T12:52:16+02:0015 octobre 2021|

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