fbpx

(INNOVATION) Des chercheurs créent une micropuce avec des ailes

23 septembre 2021 – C’est le plus petit objet volant jamais créé. Inspirée des érables qui dispersent leurs graines avec le simple souffle du vent, cette micropuce n’est pas plus grande qu’un grain de sable.

C’est une équipe de chercheurs de l’Université Northwestern aux États-Unis qui l’a conçue. Elle peut être équipée de capteurs, d’antennes et même de stockage. 

CONTRÔLE DE L’AIR ET SURVEILLANCE DES POPULATIONS

Quel est l’intérêt d’une telle invention ? “On avait en tête l’idée d’ajouter des ailes à de petits systèmes électroniques afin d’avoir des outils pour surveiller la contamination de l’environnement, la population ou la propagation de maladies”, explique John A. Rogers, qui est à la tête des recherches.

John A. Rogers pense que ces puces ailées pourraient être déployées en masse lors d’une marée noire afin de contrôler le taux de contamination, ou bien déterminer le taux de pollution à différentes altitudes.

UN VOL CONTRÔLÉ

“On pense qu’on a fait mieux que la nature, avance-t-il. Au moins dans le sens où nous avons été capables de construire des structures qui atterrissent avec une trajectoire plus stable et une vitesse de chute plus lente que les graines dispersées par les plantes ou les arbres”.

L’équipe de Northwestern souhaite que ces micropuces restent dans l’air assez longtemps pour récolter le plus de données possible.

QUE FAIRE DE CES PUCES UNE FOIS INUTILISABLES ?

Ne risque-t-on pas de créer des milliers et des milliers de tout petits déchets à cause de ces micropuces ? Les chercheurs ont pensé à tout. Le laboratoire de John A. Rogers développe des matériaux capables de se dissoudre dans l’eau, avec par exemple l’utilisation de polymères biodégradables. 

L’étude complète des chercheurs est disponible dans la revue scientifique Nature.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-23T13:01:42+02:0023 septembre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser