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(INNOVATION) La généralisation des hologrammes, bientôt une réalité

22 novembre 2021 – Les systèmes d’hologrammes tel qu’on peut en voir dans la trilogie Star Wars n’appartiendront plus à la science-fiction. Comme le montre le projet de la start-up PORTL qui vient de lancer un système de cabine où un présentateur à l’autre bout du monde apparaît virtuellement et peut interagir avec la personne à l’intérieur.

Le futur d’une société peuplée d’hologrammes semble se rapprocher. En effet, l’entreprise PORTL a conçu une cabine équipée d’un système de haut-parleur bidirectionnel intégré dans le cadre et de plusieurs caméras qui projettent une image holographique du présentateur devant la personne présente dans la cabine. On ajoute à cela la combinaison d’ombres et de réflexions sur les différents écrans situés de chaque côté du caisson qui vont produire un effet 3D qui donne l’impression de volume. La cabine est pour le moment surtout destinée aux entreprises et prend la forme d’un kit fourni par la société qui comprend un éclairage LED, un fond blanc, un moniteur pour le retour, une caméra 4K avec un trépied et un micro. Si la technologie holographique n’est pas nouvelle, l’avantage de celle mise au point par les deux start-up est beaucoup plus accessible et pourrait donc sans problème devenir accessible au grand public.

VERS UNE GÉNÉRALISATION DE LA COMMUNICATION VIA DES HOLOGRAMMES

Pour David Nussbaum, directeur général de PORTL son système holographique va tout simplement révolutionner le monde des hologrammes en raison de son accessibilité. Un système qui pourra d’ailleurs être utilisé dans un grand nombre de secteurs comme il l’a d’ailleurs souligné “La cabine peut être utilisée pour présenter des défilés de mode virtuels, des expositions de musées, des publicités commerciales ou pour des enseignements à distance”. L’entreprise peut d’ailleurs se targuer d’avoir déjà vendu plus de 100 cabines à travers le monde notamment à Barcelone ou à Dubaï. Néanmoins, on est encore loin de la généralisation dont parle PORTL puisque cette cabine a un coût assez conséquent à hauteur de 60 000 dollars. Cependant, la start-up croit réellement en une généralisation de ce type de technologie et a prévu le développement de minis-cabines beaucoup plus accessibles en matière de prix puisqu’elles seront vendues pour 2000 dollars.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-22T17:01:03+01:0022 novembre 2021|

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