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(INNOVATION) L’armée américaine s’est dotée de fusils qui visent et tirent automatiquement

27 octobre 2021 – L’armée américaine s’est récemment procuré des SMASH 2000, un système de visée informatisé qui grâce à un algorithme permet ainsi de détecter automatiquement la cible, de prédire ses mouvements et d’indiquer au tireur où viser.

Afin de permettre à ses soldats de mieux viser et donc d’être plus efficace, l’armée américaine a décidé de miser sur le SMASH 2000. Il s’agit d’un système de visée informatisé qui en apparence ressemble à une lunette classique, qui se glisse sur le haut d’un fusil d’assaut. Le système fonctionne grâce à une caméra et un laser qui permet de déterminer la distance entre l’arme et la cible. Un algorithme intégré permet ainsi de détecter automatiquement la cible, de prédire ses mouvements et d’indiquer au tireur où viser. En d’autres termes il s’agit de viseurs intelligents conçus pour aider les tireurs à repérer les cibles et à leur montrer ensuite le point de visée le plus optimal à engager, même lorsqu’ils se déplacent.

UNE SORTE DE ROBOT TUEUR

En plus de constituer une redoutable aide à la visée, le système SMASH 2000 peut au militaire quand et où tirer d’une certaine façon c’est la machine qui prend le tir en main. En fait, avec cette technologie, une fois que la lunette a acquis sa cible, le militaire n’a plus qu’à presser la détente de son arme et laisser le système électronique prendre en charge le tir. C’est donc l’algorithme qui décide de faire feu lorsqu’il est certain que la balle peut toucher sa cible. En outre, bien qu’il soit sous le contrôle d’un soldat, c’est donc tout de même le SMASH 2000 qui prend la décision finale, on peut donc le voir comme un robot tueur. Ainsi cette technologie montre que petit à petit l’intelligence artificielle prend de plus d’importance dans l’armée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-27T12:14:07+02:0027 octobre 2021|

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