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(INNOVATION) L’armée israélienne a utilisé le premier essaim de drones dopés à L’IA

7 juillet 2021 – Israël a profité des tensions avec la bande de Gaza, pour tester des essaims de drones épaulés par une IA dans le but d’identifier des cibles et organiser des frappes de manière plus rapide et précise.

C’est une première mondiale qu’aurait réalisée l’armée israélienne lors des opérations à Gaza à la mi-mai, avec l’utilisation d’un essaim de drones pour localiser, identifier et attaquer les militants du Hamas. En général, les drones sont contrôlés individuellement par des opérateurs distants, mais un essaim est une seule entité en réseau qui vole elle-même grâce à l’intelligence artificielle . Il a l’avantage de pouvoir couvrir une large zone et peut continuer à fonctionner même s’il perd de nombreuses unités.

Cet essaim de drones aurait joué un rôle majeur durant les frappes israéliennes dans la bande de Gaza. Il aurait ainsi permis d’identifier de nouvelles cibles après que les supercalculateurs ont passé au peigne fin les données collectées par des satellites, des aéronefs et des troupes au sol.C’est l’unité 8200 qui fait partie du corps de Renseignement de Tsahal spécialisée dans le décryptage de code et le renseignement des signaux qui est à l’origine de ce projet. Afin de créer L’IA qui contrôle les drones, cette unité a créé plusieurs algorithmes qui utilisaient des renseignements géographiques, humains et de signalisation pour localiser les cibles de frappe. L’IA serait capable de déterminer les horaires et lieux des attaques ennemies, pour cela, elle se  nourrit d’archives et de données collectées depuis des années sur le terrain ou dans les airs.

Pour des raisons évidentes, l’armée israélienne ne donne pas de détails sur les caractéristiques de leur essaim de drones, mais affirme que l’IA réduit considérablement la durée des combats. Car l’IA peut traiter de très nombreuses informations très rapidement ce qui facilite la prise de décision stratégique.

L’essaim de drones guidés par IA d’Israël montre que l’IA se développe de plus en plus au point d’inquiéter l’association Humans Rights Watch qui appelle à une interdiction préventive des armes entièrement autonomes.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-07-07T15:29:35+02:007 juillet 2021|

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