fbpx

(INNOVATION) Pour la première fois un cœur entièrement artificiel a été implanté sur l’homme

27 juillet – C’est une véritable prouesse médicale avec la transplantation réussie de deux cœurs artificiels auprès d’un patient américain et d’un patient italien. Ces cœurs artificiels nommés “Aeson” ou TAH ont été conçus par l’entreprise biomédicale française Carmat.

Le cœur artificiel Aeson est une machine complexe qui a demandé 13 longues années de recherche,  c’est donc l’aboutissement d’un long projet pour la startup Carmat. Aeson peut donc se targuer d’être le 1er cœur artificiel bioprothétique auto régulé, au plus proche du cœur humain. En effet, Aeson est composé de deux cavités ventriculaires et d’une biomembrane qui s’active grâce à deux petites pompes, il reproduit ainsi le mouvement de la paroi ventriculaire d’un véritable cœur humain. À cela, s’ajoute un mécanisme qui permet de pomper le sang et de le redistribuer dans l’organisme du patient en fonction de ses besoins. Il faut cependant rappeler que ce cœur artificiel n’as pas vocation à remplacer le cœur humain de manière définitive. L’objectif est plutôt de servir de cœur de transition, son objectif est de prolonger la vie du patient jusqu’à ce qu’il reçoive un nouvel organe.

UN COEUR ARTIFICIEL SUR L’AUTOROUTE DU SUCCÈS

Avec déjà 2 transplantations réussies, l’entreprise Carmat semble avoir parfaitement réussi son lancement. Le lancement des premières transplantations  des cœurs Aeson a été un coup de boost économique pour la société Carmat dont le cours de Bourse de Carmat gagnait, ce lundi 19 juillet, 18 % à l’ouverture des marchés, à 27,20 euros, avant de se stabiliser autour de 26 euros. Forte de ce lancement réussi, Carmat envisage désormais d’aider d’autres clients en Europe, mais aussi aux États-Unis ou après l’approbation par la FDA réglementée aux États-Unis l’année dernière, Carmat avait commencé une étude pour recruter 10 patients éligibles pour les greffes cardiaques Aeson. Sur le long terme, Carmat qui vise un taux de production de 10 cœurs par mois selon son directeur Stéphane Piat, espère pouvoir proposer son cœur à tous les patients susceptibles de recevoir une transplantation cardiaque dans les 180 jours ce qui constitue le seul prérequis pour recevoir le cœur. Si pour l’instant ce cœur est un produit de luxe dont la valeur est estimée à 150 000 euros, il nous montre cependant que la médecine progresse à grande vitesse et que l’ère des organes artificiels est en marche.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ARCHÉOLOGIE) Des sandales en or ont été découvertes dans une tombe égyptienne antique

25 septembre 2021 –  Des archéologues égyptiens ont récemment découvert des sandales en or dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes. Des objets rares qui étaient autrefois réservés aux nobles égyptiens.

C’est dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes, que des archéologues ont découvert ces chaussures anciennes également assorties de petits capuchons pour orteils. Des objets précieux qui étaient dédiés à certaines femmes de la noblesse égyptienne dans le cadre de leur enterrement. C’était pour ainsi dire les chaussures de leurs funérailles. Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve des paires de ce type dans une tombe égyptienne. Le cas le plus célèbre est celui des épouses du pharaon Thoutmosis III, un souverain de la XVIIIe dynastie qui avait fait enterrer toutes ses épouses avec des sandales d’or. D’après les archéologues, la plupart de ces sandales datent de la 18ème dynastie du Nouvel Empire qui correspond à environ 1550 à 1290 avant notre ère, une période durant laquelle le célèbre Toutankhamon a régné.

DES SANDALES D’OR AU RÔLE SYMBOLIQUE

Le but supposé de ces artéfacts était de protéger les extrémités du corps lors de l’inhumation. En effet, parmi les sépultures royales, ces riches sandales dorées étaient souvent occupées par de petits bonnets dorés pour les doigts et les orteils. C’est ce qu’on appelle les stalles des doigts et des orteils. Ils protégeaient les extrémités de la momie lors de l’enterrement. Selon les anciennes croyances égyptiennes, les morts étaient censés être ensevelis sous forme de corps complets, comprenant parfois des membres prothétiques. C’était d’ailleurs quelque chose de très important dans la tradition funéraire égyptienne antique. Puisque à défaut d’or, les dépouilles royales ont également été enterrées avec des stalles de moindres métaux et même d’argile. Ainsi, si cette découverte n’a rien de nouveau, cela n’en reste pas moins une trouvaille magnifiquement bien conservée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-27T16:43:56+02:0027 juillet 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser