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(INNOVATION) Pour la première fois un rein de porc a été transplanté sur un être humain

21 octobre 2021 – Des scientifiques américains ont réussi une véritable prouesse médicale en réussissant à transplanter un rein de porc sur un être humain. Un opération inédite qui fut un réel succès puisque l’organe a immédiatement commencé à fonctionner normalement.

Cette opération médicale inédite a été menée le 25 septembre à l’hôpital NYU Langone de New York. Notons que la transplantation n’a pas été faite avec un porc normal mais à partir du rein d’un porc ayant subi une modification génétique permettant que l’organe ne soit pas rejeté par l’organisme humain. D’ailleurs, le rein n’a pas été vraiment implanté à l’intérieur d’un corps humain, mais a été connecté aux vaisseaux sanguins d’un patient en état de mort cérébrale. De manière plus précise, l’organe a été fixé aux vaisseaux sanguins du patient, dans la partie supérieure de la jambe, à l’extérieur de l’abdomen.

UNE RÉUSSITE SUR LE PLAN MÉDICAL

Sur un plan médical cette opération est un réel succès comme le souligne le Dr Robert Montgomery, directeur du NYU Langone Transplant Institute qui a déclaré au sujet de cette opération “C’était mieux que ce qu’on espérait”. En effet, le fait que le rein a fonctionné tout de suite après la transplantation ce qui montre clairement que l’opération est une réussite. D’autant que bien souvent les reins provenant de personnes décédées ne fonctionnent pas tout de suite et peuvent mettre des jours, voire des semaines à démarrer. Néanmoins il faudra encore patienter avant de valider ce succès car à long terme, le patient peut rejeter l’organe. Quoi qu’il en soit, les chercheurs américains comptent beaucoup sur la réussite de cette transplantation car le pays compte 107 000 patients en attente de greffe d’organe dont 90 000 pour le rein. Ainsi si cette opération venait à être validée comme étant médicalement fiable, cela pourrait sauver de nombreuses vies et résoudre en partie le problème des délais d’attente pour les greffes d’organes.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-21T16:41:54+02:0021 octobre 2021|

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