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(INNOVATION) Un scientifique israélien tué par une intelligence artificielle

21 septembre 2021 – Une enquête a confirmé que le scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh a été abattu par un fusil de précision robotisé assisté par une IA, contrôlé à distance par des agents israéliens. Il s’agit donc d’un assassinat fait grâce à une intelligence artificielle.

Le 27 novembre 2020, le scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh  a été abattu par quatre tirs à courte distance alors qu’il était au volant de sa voiture, par un système de fusil intelligent dissimulé sur une camionnette.

Le système qui a causé la mort de ce chercheur était une mitrailleuse FN MAG qui fut actionnée par un bras robotique via un satellite par un sniper du Mossad (services secrets israéliens). Pour mettre en place ce dispositif, des agents ont introduit clandestinement l’arme en pièces détachées en Iran avant de la ré-assembler. Elle a ensuite été installée sur le plateau d’une camionnette contenant plusieurs caméras afin de donner aux agents israéliens une vue d’ensemble des environs et était également remplie d’explosifs afin de s’autodétruire une fois la mission accomplie.

Ce n’est pas la première fois qu’Israël commet des assassinats visant à empêcher le développement des capacités atomiques de la République islamique. Mais c’est la première fois qu’une exécution de ce type a lieu sur le sol iranien.

UN ASSASSINAT D’UN NOUVEAU GENRE

L’arme était connectée à un centre de commandement israélien via un relais de communication par satellite. De là, un agent était en mesure de contrôler l’arme et de viser sa cible via un écran d’ordinateur. Le rôle de l’IA dans ce meurtre était de garantir la précision et la réussite de la mission. Elle a permis de compenser les mouvements de la voiture de Fakhrizadeh et le délai de 1,6 seconde entre la caméra et ce que l’opérateur voyait. À cela s’ajoute, un logiciel de reconnaissance faciale qui s’est assuré que seul le scientifique iranien était visé par le fusil. Ainsi, cet assassinat montre qu’un nouveau stade a été franchi dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans un cadre militaire.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-21T14:00:01+02:0021 septembre 2021|

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