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(INNOVATION) Une entreprise veut permettre aux prisonniers de s’évader grâce à la réalité virtuelle

27 septembre 2021 –  La société Global Tel Link Corporation (GTL) a mis au point un système basé sur la réalité virtuelle qui pourrait être utilisé par exemple pour interagir avec une personne à l’extérieur de la prison et ainsi organiser des visites virtuelles.

L’entreprise Global Tel Link Corporation est connue comme étant le géant de la sous-traitance pénitentiaire et à ce titre elle gère une grande partie de l’industrie des communications dans les prisons. La technologie mise au point par l’entreprise est censée donner aux personnes incarcérées un avant-goût de la liberté grâce à la réalité virtuelle. L’idée est de pouvoir utiliser ce système pour interagir avec un deuxième utilisateur de réalité virtuelle à l’extérieur de la prison. De cette façon , il serait possible de remplacer les visites de prison en personne par la réalité virtuelle. Ce qui constituerait un certain avantage selon l’entreprise, notamment en matière de surveillance pénitentiaire puisque cela permettrait de mieux surveiller les communications entre le détenu et la personne à l’extérieur de la prison, souligne Global Tel Link. 

UNE INNOVATION JUGÉE INTRUSIVE

Certaines personnes comme le technologue Cooper Quintin estiment cependant que cette technologie est non seulement intrusive mais aussi nocive pour les détenus et leurs proches. Selon lui “Le brevet de Global Tel Link pour remplacer les visites de prison en personne par la réalité virtuelle met à nu l’objectif ultime de l’entreprise de médiation de toutes les interactions entre les personnes incarcérées et le monde extérieur”. Il explique que la mise en place de ce type de processus en VR détruirait les rares moments de connexion physique entre les détenus et leurs proches à l’extérieur. Si l’usage de la réalité virtuelle dans le domaine de la prison n’est pas une nouveauté notamment pour préparer des détenus incarcérés depuis des décennies à leur nouvelle vie. En revanche, c’est la première fois qu’elle serait utilisée d’une manière qui clairement entrave davantage les libertés des détenus.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-27T16:00:02+02:0027 septembre 2021|

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