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(INSOLITE) Devenez le Fantôme de l’Opéra

19 novembre 2020 – les professionnels du spectacle vivant subissant de plein fouet les directives de confinement des gouvernements, leurs activités sont en berne. Depuis l’apparition du COVID-19, la créativité est le seul moyen de survivre dans le monde du spectacle. Après les idées du type « représentation en ligne », pour continuer de faire tourner la billetterie, un théâtre canadien propose une idée originale et subtilement démoniaque. Dans l’Ontario, à Picton, le Regent Théâtre – fermé depuis des mois – a appelé, depuis Halloween, ses habituels spectateurs à faire des dons. En échange de quoi, quiconque pourra, après sa mort, venir hanter le théâtre. Les âmes de tous les donateurs pourront visiblement être officiellement autorisées à envahir les allées, la scène et les coulisse du Regent Théâtre de Picton.

Les fonds récoltés serviront à faire des travaux de rénovation puisque, pendant qu’il n’y a pas de spectateurs « vivants » venant profiter des représentations, ce temps vide de vie et de culture vivante pourra permettre de rénover certaines parties du théâtre.

25 DOLLARS POUR DU THÉÂTRE VIVANT A « VIE »

A Paris, nous avons déjà le théâtre de l’opéra et, un des directeurs du théâtre, Ben Thornton, a rappelé à Ottawa CT News : « Tous les grands théâtres anciens à travers le monde, à Londres, New York ou Toronto, regorgent d’histoires de fantômes. Des fantômes hanteraient les coulisses, les loges, et feraient peur à l’audience ». Les dirigeants de l’établissement se sont dit : « Pourquoi pas ici ? ».

Alors, si le cœur vous en dit, pour venir hanter le théâtre quand vous serez mort et profiter gratuitement du spectacle vivant ad vitam aeternam, il vous suffit de votre vivant, de débourser la modique somme de 25 dollars canadiens ; ou plutôt la « maudite » somme, car on ne sait pas encore si ce don vous précipitera plus vite vers l’au-delà. Quoi qu’il en soit, si vous faites partie du voyage, confinement ou pas, en « mode fantôme », vous n’aurez certainement pas besoin d’attestation pour aller au théâtre.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-19T16:32:52+01:0019 novembre 2020|

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