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(INSOLITE) En Australie, un canard a été surpris en train de parler comme un humain

15 septembre 2021 – Pour la première fois, un canard a été surpris en train d’imiter la parole humaine. Un cas intéressant qui illustre l’évolution de l’apprentissage du langage vocal chez les oiseaux.

Si la capacité de canards à imiter certains sons était connue, on ne les avait encore jamais vus imiter des sons humains. Pourtant un canard musqué mâle du nom de Ripper qui est élevé en captivité dans la réserve naturelle de Tidbinbilla, au sud-ouest de Canberra, a été surpris en train de prononcer la phrase ”you bloody fool”. Une phrase qu’il aurait prononcé à plusieurs reprises selon le gardien du zoo qui a été témoin de la scène. Un phénomène atypique qui démontre une évolution des capacités d’apprentissage vocale des canards du moins en captivité.

UNE CAPACITÉ LIÉ À L’APPRENTISSAGE

Selon les scientifiques qui ont étudié ce cas atypique, la capacité de ce canard à prononcer des sons humains est due en partie à son environnement. D’après le Dr Dominique Potvin, de l’université de la Sunshine Coast, les canards musqués ont peu de variabilité dans leurs cris, mais dans la mesure où ils ont un contact étroit avec leurs gardiens et peuvent donc être fortement influencés par eux au début de leur vie. Les scientifiques sont persuadés que si le canard a prononcé cette phrase en particulier, c’est parce qu’il a entendu plusieurs fois sans doute par le biais d’un gardien. Quoi qu’il en soit, la découverte est importante, car elle démontre une évolution de l’apprentissage vocal chez des oiseaux. Notamment chez ceux dotés de talent d’imitateur comme c’est le cas du fameux canard musqué qui a été surpris en train d’imiter un son humain. Ainsi, si ce phénomène est le fruit d’une évolution comme le soutiennent les scientifiques, on peut donc s’attendre à voir ce genre de phénomène augmenter, pour finalement devenir la norme.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ZOOLOGIE) Mort mystérieuse des grenouilles en Australie

21 septembre 2021 — Des scientifiques de l’Australian Wildlife Registry du zoo de Taronga et du NSW Department of Planning, Industry and Environment Forensic Science tentent de percer le mystère de la disparition prématurée des grenouilles australiennes. Depuis fin juillet, ils ont recensé 1 200 cas de  grenouilles mortes ou mourantes.

Jody Rowley est une biologiste travaillant au Australian FrogID Museum. Elle a révélé un nombre anormal de rainettes vertes mortes sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Après cela, des rapports  sur des grenouilles  trouvées dans d’autres parties du pays lui  ont été transmises par mail. Au cours des deux derniers mois, les scientifiques ont compilé des rapports sur 31 espèces différentes touchées dans presque tous les États du pays.

DES AUTOPSIES DIFFICILES À PRATIQUER

Les grenouilles trouvées vivantes sont souvent léthargiques et maigres, avec des ventres rouges et des taches colorées sur leur peau. Les grenouilles mortes se desséchent  rapidement. « Travailler avec des grenouilles est incroyablement difficile car elles se décomposent très rapidement et sont difficiles à trouver », explique Jane Hall, qui travaille avec l’Australian Wildlife Registry au zoo de Taronga.

Les autopsies de grenouilles sont pratiquées dans le service de pathologie du zoo de Taronga, qui fait office de morgue et de laboratoire. Ils dissèquent les grenouilles à la recherche de tout signe de maladie et prélèvent des échantillons de leur foie, de leurs reins, de leur sang et du contenu de leur estomac.  Des tests ADN sont ensuite effectués pour trouver  des agents pathogènes qui peuvent indiquer un virus ou un champignon.

Actuellement, le premier responsable de l’hécatombe  est le champignon chytride, qui a tué  plus de 500 espèces de grenouilles  dans le monde. De plus, une équipe d’experts médico-légaux effectue des tests toxicologiques à la recherche de pesticides, de métaux lourds ou d’autres toxines de l’environnement. Dès la fin de la pandémies de la Covid-19, quand les restrictions de voyager seront terminées, les scientifiques auront accès à davantage d’échantillons et d’emplacements avec lesquels travailler,  et ils pourront mener des enquêtes ciblées.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-09-15T11:47:40+02:0015 septembre 2021|

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