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(SCIENCE) Sahara, des déchets radioactifs français retrouvés sous le sable

6 décembre 2020 — Les conséquences des essais nucléaires sont lourdes. Depuis plusieurs années, la France et l’Algérie tentent d’enlever ces déchets radioactifs enfouis.

De 1957 à 1967, deux bases furent installées dans le désert à 1500 km au Sud d’Alger. L’ingénieur Jean-Claude Hervieux était sur place et a assisté à neuf tirs sur 17 sur les essais nucléaires français en Algérie (4 essais aériens à Reggane et 13 essais souterrains à In Ecker). Des dizaines de photos ont pu être prises.

Lors des premiers essais de tirs, les militaires français étudiaient l’impact de la bombe sur des objets exposés aux radiations. 60 ans après les campagnes d’essais nucléaires, l’ingénieur a alors expliqué « On a vu, autour du point zéro, tout un enchevêtrement de déchets ». Avant de partir en 1966, les français démantèlent toutes les installations et ont l’idée d’enfouir, peu profondément, sous le sable des avions contaminés par la radioactivité.

C’est grâce à un dossier secret défense qui parle de la présence de matériel dans le Sahara, que l’association ICAN et l’observatoire des armements de Lyon ont pu apporter des preuves. Malgré le dossier, on ignore l’emplacement et la quantité de déchets 54 ans après le dernier tir.

Afin de faire des propositions concrètes sur les conséquences des essais nucléaires, des commissions mixtes ont été mises en place. Les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune ont désigné les historiens Abdelmadjid Chikhi et Benjamin Stora comme étant les deux personnalités qui vont poursuivre le travail commun sur les questions mémorielles, en juillet dernier.

D’après le président algérien, « la seule compensation envisageable est celle des essais nucléaires », et a ajouté que « les séquelles sont encore vives pour certaines populations, notamment atteintes de malformations ».

Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-12-07T15:45:43+01:006 décembre 2020|

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