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(INSOLITE) Sous les eaux depuis plus de 70 ans, ce village refait surface !

23 mai 2021 – Il y a 71 ans, un village situé au cœur des Alpes italiennes, dans le nord du pays, disparaissait… En effet, en 1950, la commune de Curon est rayée de la carte ; submergée par les eaux du lac Resia. Mais, durant toutes ces années, la bourgade n’avait pas entièrement disparu, non, du fait de sa hauteur, le clocher de l’église de Curon  étant resté émergé, du fait de sa hauteur.

D’ailleurs, pour les amateurs de série, sachez que c’est cette particularité qui inspiré la série du même nom : “Curon”, disponible sur la plateforme de streaming Netflix.

LE VILLAGE RENAÎT 

Depuis quelques semaines, le village italien de Curon, a refait surface ! Ce qui était il y a peu une immense retenue d’eau, laisse aujourd’hui apparaître des vestiges ayant survécu à sept décennies d’immersion.

Ce sont au total 160 maisons qui revoyaient le jour, au fur et à mesure que le niveau du lac Resia, diminuait.

POURQUOI CE VILLAGE AVAIT-IL DISPARU ?

La cause de l’engloutissement de la bourgade de Curon est… Artificielle. En 1950, cet ancien village de pêcheurs avait été volontairement submergé, ceci afin de permettre la constitution d’un réservoir d’eau, suffisant à couvrir les besoins d’une centrale hydroélectrique.

Un projet d’envergure, qui fut décidé en 1920, et dont les travaux débutèrent 20 ans plus tard, en 1940 en dépit de l’opposition massive d’habitants attachés à leur village. Le prêtre de Curon, deviendra même une audience auprès du Pape, afin d’épargner le village et sa magnifique église.

Mais finalement, en 1950, apparaît cette immense retenue d’eau artificielle, fusionnant désormais avec le lac de la Resia, déjà présent à proximité.

Cliché du village de Curon, lorsque qu’il était immergé

POURQUOI CURON RÉAPPARAÎT ? 

Après avoir passé des décennies sous l’eau, le lac artificiel de Curon a récemment été dans la nécessité d’être vidé, après qu’une fuite ait été repérée, au sein de l’un des réservoirs de la centrale.

Ces derniers jours, des travaux ont alors débuté afin de drainer, puis de sécher entièrement la retenue d’eau, des briques, des marches, ou des gravats, ont ainsi été révélés : les derniers vestiges de ce village alpin. “C’était étrange pour moi de marcher parmi les décombres des maisons, j’ai ressenti de la curiosité et de la tristesse”, avait affirmé une habitante de la région.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-22T18:57:58+02:0023 mai 2021|

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