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(INTELLIGENCE ARTIFICIELLE) Des scientifiques ont proposé de créer une « neuro-loi » pour protéger notre cerveau

2 juin 2021 — Enregistrer des souvenirs, lire dans les esprits et manipuler l’image que notre cerveau reçoit via un appareil connecté peut ressembler à de la science-fiction. Pourtant des sociétés comme Neuralink, cofondée par Elon Musk travaillent sur de tels projets. C’est pourquoi des scientifiques ont décidé de veiller à leur régulation future.

Créée par le neuroscientifique Rafael Yuste de l’Université de Columbia, l’initiative NeuroRights propose de garder une longueur d’avance sur la technologie et d’exhorter les gouvernements du monde entier à prendre des mesures dès à présent  pour protéger notre conscience conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Les défenseurs des droits neurologiques proposent cinq ajouts à ce document. Il s’agit notamment des droits à l’identité personnelle, au libre arbitre, à la vie privée, à l’égalité d’accès aux dispositifs d ‘«amélioration mentale» et à la protection contre les préjugés algorithmiques.

LE CHILI PAYS PRÉCURSEUR

Il est évident que le chemin serait très long et semé d’embuches pour les initiateurs de ce projet, surtout pour des technologies qui n’existent pas encore. Le Congrès national du Chili a récemment approuvé un amendement visant à ajouter une telle protection à sa constitution. Ainsi, le Chili est devenu le premier pays à inclure spécifiquement les «droits neurologiques» dans les droits de l’homme protégés par la loi. Cependant, le Chili avait déjà une section du gouvernement dédiée à la protection de la santé. Les raisons et les méthodes de protection dans d’autres pays peuvent différer.

Étant donné que les données cérébrales peuvent désormais être surveillées à distance et qu’Elon Musk démontre des projets de  Neuralink, les technologies permettant d’obtenir des informations du cerveau ne sont plus aussi fantastiques qu’on pourrait le penser. Les défenseurs des droits neuronaux cherchent à convaincre les décideurs politiques, les collègues chercheurs et le public qu’il est vital de garder une longueur d’avance et de ne pas attendre que la neurotechnologie  prenne possession de notre esprit.

UN DROIT DAUTEUR SUR LES RÊVES ?

Les scientifiques se sont concentrés sur plusieurs questions importantes: comment pouvons-nous garantir que l’accès aux dispositifs améliorant le renseignement ne soit pas limité aux personnes très  riches? À qui appartient le droit d’auteur du rêve enregistré? Quelles lois devraient exister pour empêcher une personne d’altérer la mémoire d’une autre avec un implant neuronal? Comment séparer l’intégrité mentale du dispositif implanté? Si quelqu’un peut lire dans nos pensées, comment pouvons-nous les protéger en cas de besoin?

Ces questions semblent incroyablement théoriques, mais certaines d’entre elles sont issues des propres expériences des chercheurs. L’un de ces projets visait à comprendre comment des groupes de neurones travaillent ensemble dans le cortex visuel du cerveau. Il a permis aux scientifiques de changer la perception des souris, leur faisant voir quelque chose qui n’était pas réelle. Les scientifiques ont appris aux souris à lécher un jet d’eau qui coulait quand elles voyaient des rayures sur l’écran. Ensuite, les biologistes ont suivi les neurones impliqués et les ont activés artificiellement. En conséquence, les souris léchaient les jets d’eau lorsqu’elles étaient activées, même lorsqu’il n’y avait pas de rayures horizontales sur l’écran.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(OVNI) Un contact avec une IA extraterrestre est plus plausible qu’avec un E.T.

23 juin 2021 — Selon l’astronome américain Seth Shostak, si on entre un jour en contact avec une civilisation extraterrestre, il est peu probable que ce soit des « petits hommes verts ».

Dans un article paru dans  The Guardian , Seth Shostak, astronome senior du  SETI, une association qui recherche l’intelligence extraterrestre, soutient que les extraterrestres sont plus susceptibles d’être de l’intelligence artificielle (IA) quand se produira le premier contact.

En revanche Seth Shostak est sceptique au sujet du rapport du Pentagone sur les observations de L’US Navy qui sera dévoilé en principe le 25 juin.

Shostak  et ses collègues recherchent  la vie extraterrestre, y compris des êtres intelligents.  Aujourd’hui, c’est une période passionnante, car la vie extraterrestre est maintenant largement discutée à l’approche du rapport très attendu du Pentagone sur les soi-disant phénomènes aériens inexpliqués.

« Je pense qu’il est très probable qu’il y ait des extraterrestres dans notre galaxie. Mais je ne crois pas qu’ils s’aventurent dans notre espace aérien. Pas maintenant ni dans le passé », écrit le scientifique.

À la recherche des formes de vie dans l’Univers

Selon Shostak, les extraterrestres ne ressembleront pas à des « petits hommes verts », dont l’image est apparue partout dans la culture populaire.

« Il est peu probable que tous les extraterrestres qui viennent sur notre planète soient des formes de vie à base de carbone, qu’ils soient poilus ou chauves. Leurs capacités cognitives ne seront probablement pas soutenues par la masse spongieuse de cellules que nous appellerions le cerveau. Ils iront probablement au-delà de l’intelligence biologique et, probablement, au-delà de la biologie elle-même », explique l’astronome.

Shostak pense que les extraterrestres ne se déplaceront pas eux-mêmes sur Terre. Parceque cela pourrait  prendre des générations entières pour couvrir les distances énormes d’un système stellaire à un autre. Il est peu probable qu’un voyage aussi long « plaise aux passagers biologiques qui mourront  bien avant d’atteindre leur destination ». Cependant, on peut l’envisager sans problème pour des machines. En mars dernier Bob Bellanca avait reçu Seth Shostak, vous pouvez regarder cette émission en replay en cliquant ici.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-06-02T15:15:40+02:002 juin 2021|

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