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13 mars 2018 : Un des pionniers du web, le Britannique Tim Berners-Lee, a mis lundi en garde contre l’emprise grandissante des grands groupes sur internet, qui leur permet de « contrôler quelles idées et opinions sont vues et partagées ».

Alors qu’il « fête (ce 12 mars) son 29e anniversaire », les « menaces » qui pèsent sur le World Wide Web « sont réelles et nombreuses », écrit-il sur son blog, citant notamment « la désinformation » ou « la perte de contrôle » sur les données personnelles. « Ce qui était autrefois une riche sélection de blogs et de sites Internet a été comprimé sous le lourd poids de quelques plates-formes dominantes », ajoute Tim Berners-Lee, qui fut l’un des premiers à développer l’idée d’un réseau mondial connecté. A défaut de les nommer, « Sir Tim » semble faire directement référence aux incontournables GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui jouissent de fait d’une présence considérable et tentaculaire sur internet. « Cette concentration du pouvoir » permet « à une poignée de plates-formes de contrôler quelles idées et opinions sont vues et partagées », insiste-t-il. « Par ailleurs, le fait que le pouvoir soit concentré parmi si peu d’entreprises a permis de faire du Web une arme à grande échelle » pour attiser les tensions sociales ou perturber des scrutins électoraux.

DES BARRIÈRES POUR LES CONCURRENTS

« Ces plates-formes dominantes sont capables de verrouiller leur position en créant des barrières pour les concurrents. Elles font l’acquisition de start-ups concurrentes, achètent de nouvelles innovations et embauchent les meilleurs talents » du secteur, dit-il. Tout en notant que les groupes concernés tentent eux-mêmes de s’attaquer au problème, Tim Berners-Lee estime qu’un « cadre juridique ou réglementaire » pourrait être utile. Le Britannique plaide également pour une réduction des inégalités dans l’accès à internet, notant, « sans surprise, que vous avez moins de chances d’être connecté si vous êtes une femme, pauvre, vivant en zone rurale ou dans un pays à faible revenu ». Ne pas être connecté, « c’est ne pas avoir la chance d’apprendre et de s’enrichir, d’accéder à des services précieux et de participer au débat démocratique », poursuit-il en mettant en garde contre le risque d’une « génération abandonnée ».

François Deymier (btlv.fr/source AFP)