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ISLANDE : Des Vikings sur l’île en l’an 800 ?

25 juin 2020 – La découverte de maisons dans l’est de l’Islande datant, semble-t-il, des années 800 sème le doute chez les historiens. Et si les Vikings s’étaient installés sur l’île plus tôt qu’on ne l’imaginait ? Plus tôt d’au moins 70 ans ?

C’est à proximité de la ville de Stöðvarfjörður que les archéologues ont retrouvé des fondations et restes de maisons vikings. Selon eux, la construction de ces bâtiments pourrait remonter à près de 1200 ans. Problème, on pensait jusqu’ici que les Vikings avaient colonisé l’Île en 874 sous l’impulsion de Ingólfr Arnarson, soit 14 plus tard que l’édification de ces maisons, dans la région qui deviendra plus tard Reykja­vík, à l’ouest du pays. Pire encore, la maison a été construite sur les ruines d’une précédente, encore plus grande et plus ancienne.

L’HISTOIRE REMISE EN QUESTION

Cette version des faits était jusqu’ici communément acceptée. Mais cela fait plusieurs années que les scientifiques vont de découverte en découverte, toutes remettant un peu plus en cause l’Histoire de l’Île.

Le site de Stöðse trouve donc à l’est de l’Île, à l’opposé de Reykja­vík. La première maison, de 31,4m de long, a été retrouvée sur le site en 2007 et l’excavation a démarré en 2015. Deux maisons toute en longueur et recouvertes de chaume, typique des maisons vikings ont été sorties de terre.

Crédit photos: Fornleifafræðistofan The Archaeological Office/Facebook (@fornstofan )

DE LUXUEUSES HABITATIONS

Ces ruines n’étaient pas vides, les archéologues ont découvert des perles, objets en argent, de la monnaie romaine, des outils… Tout semble indiquer que les propriétaires des lieux étaient des gens fortunés. Bjarni Einarsson, qui est à la tête de l’équipe de recherche, pense qu’il s’agirait d’un riche fermier pour la simple et bonne raison que dans la culture viking, seuls les chefs possédaient des fermes de plus de 28m de long.

En continuant les fouilles, l’équipe a pu constater que la maison reposait sur les fondations d’une autre maison, celle-ci de 40 m de long et qui daterait de bien plus tôt dans l’Histoire de l’île, à priori en l’an 800, soit 74 avant l’arrivée de Ingólfr Arnarson. Sachant que les Vikings étaient déjà présents périodiquement dans la région, notamment pour la chasse, ce qui conduit les archéologues à penser qu’il s’agissait d’un camp de chasse saisonnier pour les chefs norvégiens qui faisaient le déplacement. Théorie confirmer plus tard par Helgi Skúli Kjartansson, professeur d’Histoire, qui précise que la technique utilisée par les vikings était d’explorer à plusieurs reprises avant de s’installer pour de bon.

Si on a pu remonter jusqu’à 800 en outrepassant la limite fixée à 874, il n’est pas exclu que les experts se retrouvent à devoir remonter plus loin encore.

Rédaction btlv.fr (source GEO)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-30T23:17:04+02:0025 juin 2020|

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