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ISRAËL : découverte d’une mystérieuse société issue d’une culture méconnue

20 juillet — Des archéologues israéliens estiment qu’une mystérieuse société a existé il y a des milliers d’années. Une théorie qui s’appuie sur la découverte de gravures creusées sur un dolmen dans la région du Golan syrien, occupée par Israël.

Un édifice mégalithique est l’un des milliers de dolmens disséminés dans le nord d’Israël et dans le Golan — annexé par l’État hébreu en 1981 — qui ont été érigés il y a environ 4 000 à 4 500 ans, à l’ère du bronze intermédiaire.

Si l’identité et les croyances de ceux qui ont construit ces monuments funéraires restent largement obscures, ces découvertes d’art rupestre contribuent à apporter un nouvel éclairage.

IGNORÉES PENDANT 200 ANS  

Ces représentations zoomorphes, passées inaperçues depuis le début de l’étude des dolmens il y a près de 200 ans dans le Levant, ont été les premières signalées dans la région et sont considérées comme d’importantes découvertes par Uri Berger et son partenaire Gonen Sharon de la faculté d’archéologie de Tel Hai (nord d’Israël).

Jusqu’alors, on ne savait pas que la société qui vivait dans cette région à l’époque dessinait. Et ces animaux semblent avoir eu de l’importance pour les habitants.

Une étude a été publiée dans un article fin juin dans la revue scientifique Asian Archaeology.

DES EXPLICATIONS DIFFICILES À TROUVER

Les dolmens ont « façonné le paysage » du nord d’Israël, explique Uri Berger.

Mais ils ont aussi fait l’objet de vols, les dépouillant en grande partie d’éléments susceptibles de fournir des indices sur leurs auteurs.

De petits morceaux de céramique, de pointes de fer, de poignards et de bijoux, et certains os, ont été retrouvés dans les dolmens,mais cela reste très rare.

Les découvertes d’art rupestre « rapprochent les chercheurs des civilisations qu’ils tentent de comprendre », estime M. Berger.

Elles mettent aussi en lumière de nouvelles questions: « Pourquoi ces animaux? Pourquoi sur ce dolmen et pas un autre? Qu’est-ce qui le rend spécial? », s’interroge l’archéologue.

Pour en savoir plus sur la datation des dolmen, vous pouvez écouter l’émission  : « Le yard mégalithique » avec Quentin Leplat (réservé aux abonnés)

François deymier (rédaction btlv.fr/source Asian Archaeology)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-07-20T14:14:32+02:0020 juillet 2020|

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