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25 juillet 2020 – Dans le cadre de la pandémie de COVID-19, une start-up israélienne a mis au point un test de détection du virus grâce aux odeurs.

L’objectif de la société israélienne NanoScent, c’est de permettre un retour à la normale. Pour ce faire, ils ont mis au point un test de détection du COVID-19 inspiré des éthylotests.

INSPIREZ, EXPIREZ

Le procédé est simple : il suffit de respirer ! Enfin presque. Il faut inspirer par le nez, retenir son souffle et enfin expirer, mais par le nez aussi. Pendant l’expiration, on place un tube dans l’autre narine, tout en se bouchant la deuxième. Le tube est relié à un sachet transparent.
L’air est ensuite aspiré dans un petit appareil qui va l’analyser et en 30 secondes, les résultats sont transmis à une application téléphonique. Sur l’écran s’affiche alors « COVID-19 négatif » ou bien « positif ».

NANOSCENT ET LA PANDÉMIE

Depuis le début de la crise sanitaire, l’entreprise NanoScent s’est totalement mise au service de la lutte contre le virus. C’est en particulier vrai ces derniers temps, aux vues de la seconde vague de contamination qui déferle sur le pays.

C’est en analysant l’haleine d’un millier d’Israéliens atteint du coronavirus que la start-up a pu identifier des odeurs spécifiques aux porteurs du virus.
« On peut détecter qui est, ou pourrait, être contaminé par le virus », s’est exprimé Oren Gavriely, directeur général de NanoScent. Et cela semble efficace : les essais en cours dans le pays ont montré un résultat de 85% de précision quant aux diagnostics. Le projet est en ce moment même conduit par l’Europe et pourrait recevoir une autorisation de mise sur le marché dans les mois à venir.

Il faut cependant garder en tête que ce test n’est en aucun cas un substitut aux tests des laboratoires certifiés. NanoScent prévoit l’utilisation de ce test dans des circonstances bien spécifiques, par exemple avant d’entrer dans des salles de spectacles et si quelqu’un est détecté positif il sera dirigé vers un laboratoire pour faire le test officiel.

UNE PETITE RÉVOLUTION

Le test est bien moins onéreux que ceux pratiqués en laboratoires et est également soutenu par le département chargé de la recherche et du développement au ministère israélien de la Défense.

S’il est évalué comme efficace et qu’il est mis en vente, ce test pourrait véritablement changer la donne, comme l’explique Daniel Gold, le chef de ce département.
On dénombre à l’heure actuelle plus de 56 700 cas de contamination, dont 430 décès dans ce pays de 9 millions d’habitants. Et le bilan augmente vite avec près de 1000 nouveaux cas quotidiens.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr / Source AFP)