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(ISS) Thomas Pesquet est de retour sur Terre

9 novembre 2021 – Après plus de six mois en orbite, l’astronaute français Thomas Pesquet est arrivé sur Terre avec ses trois autres coéquipiers, le Japonais Akihiko Hoshide et les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur.

Fin de la deuxième mission habitée de SpaceX. L’équipage de Crew-2 a amerri à 04h33 du matin (heure française) au large de la Floride. Le voyage a duré 08h30 et s’est déroulé en plusieurs étapes : d’abord, il y a eu le désamarrage de la capsule Dragon, à 20h05. Ensuite, la capsule a photographié l’ISS pendant une heure et demie. Enfin, elle a commencé sa descente vers la surface.

Jamais Thomas Pesquet n’avait fait d’amerrissage. À l’issue de sa première mission, en juin 2017, l’astronaute avait atterri dans les steppes du Kazakhstan avec le vaisseau russe Soyouz. 

Les membres de Crew-2 vont devoir passer un test médical à Houston, au Texas. Thomas Pesquet va ensuite prendre le chemin du Centre européen des astronautes à Cologne, en Allemagne. 

Le retour sur Terre n’est pas simple. Il y a déjà le “mal de Terre”, qui dure généralement une demi-journée. On peut ressentir des nausées et souffrir de vomissements. Un programme de remise en forme de trois semaines attend les quatre hommes. 

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-09T11:40:42+01:009 novembre 2021|

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