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24 juillet — Près de la vieille ville de Jérusalem, l’Autorité israélienne des Antiquités (AIA) a mis à jour les vestiges souterrains d’un complexe dont les fondations sont encore visibles. Ces fouilles ont permis de découvrir plus d’une centaine de sceaux gravés sur des céramiques datant de 2 700 ans, au temps du royaume de Judée, fondé en 940 av. J.-C. et ayant disparu avec la prise de Jérusalem par le roi babylonien Nabuchodonosor en 586 av.J.-C..

Les cruches devaient certainement contenir de l’huile d’olive et du vin et étaient collectées auprès de la population au nom du roi de Judée en tant qu’impôts, a expliqué Neria Sapir, un responsable de l’AIA qui considère cette découverte de sceaux comme l’une des plus importantes de ce genre en Israël.

LE SIÈGE DU CENTRE D’IMPÔT DE L’ÉPOQUE

Plus d’une centaine de sceaux gravés sur des céramiques datant d’il y a 2 700 ans apportent de nouvelles informations sur l’ancien royaume israélite de Judée et notamment l’organisation de la collecte d’impôts, selon des archéologues.

Au vu de la taille des vestiges découverts, de la proximité avec la vieille ville de Jérusalem et du nombre de céramiques retrouvées, les archéologues en ont conclu que le site devait être le siège du « Trésor public » de l’époque.

Une fois collectés, les récipients étaient en partie remis aux dirigeants de l’empire assyrien, dont faisait partie le royaume de Judée. D’autres ont certainement été amassés par les habitants du royaume judéen en vue de leur révolte contre l’empire, aux alentours de 701 av. J.-C, et qui a échoué.

Pour les archéologues en charge des fouilles, tout ceci indique que le lieu a été un centre névralgique de Jérusalem il y a des milliers d’années.

UN LIEU INSOLITE !

Une question reste sans réponse : pourquoi avoir choisi, pour établir un centre de collecte des impôts, cet endroit certes situé à proximité de la capitale du royaume et de champs d’oliviers et de vignes, mais sur un terrain pentu et rocheux?

C’est un mystère, admet M. Sapir, qui espère trouver la réponse au fur et à mesure des excavations.

François Deymier (rédaction btlv.fr/source Autorité israélienne des Antiquités)