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8 juin 2020 — Le 28 mai dernier, le Sénat a proposé 20 pistes pour taxer les aliments à la réputation nutritionnelle douteuse. Le but étant de récupérer le fruit de ces taxes afin de mener des actions d’éducation nutritionnelle et distribuer des « chèques Alimentation saine ».Pour les sénateurs Françoise Cartron(LREM) et Jean-Luc Fichet (PS) à l’origine de cette proposition, il est impératif d’obliger les industriels à reformuler leurs recettes, et de sensibiliser les Français à la nutrition. En clair : Manger moins et manger mieux. Pour que les mesures soient suivies, les sénateurs en question rappellent que l’état doit lever certaines barrières économiques afin de faciliter les innovations sociales et associatives par des aides financières. L’idée étant de rapprocher les consommateurs et les producteurs, les rapporteurs du projet soulignent qu’une transformation profonde du système alimentaire tricolore doit avoir lieu. Ils rappellent également l’impact de la production alimentaire sur le dérèglement climatique.

LE SURPOIDS DANS LE MONDE

Le coronavirus a montré que l’obésité peut-être mortelle et affaiblit les corps. Parmi les victimes américaines, de nombreuses personnes étaient en surpoids. Côté français, notre poids a augmenté et c’est normal quand on sait que 175 000 Fast Foods ont « pas de porte » dans notre pays et 18 000 rien qu’en Île-de-France.

5e cause de mortalité dans le monde, l’obésité est un problème sérieux qu’il faut stopper. Pour cela, il est bon d’imposer aux industriels moins de sel, de gras et moins de sucre dans leurs recettes. Chaque année, près de 3 millions de personnes décèdent prématurément en raison d’une surcharge pondérale. Parmi les axes de taxations voulus par les porteurs du projet, on trouve

  • « Soutenir et encourager les projets alimentaires et agricoles de territoire »
  • « Impulser une politique foncière permettant l’installation de producteurs locaux »
  • « Réorienter les aides de la PAC (ndlr : politique agricole commune) pour rémunérer les services agrosystémiques rendus par les légumineuses »
  • « Renforcer l’adaptation et la résilience de l’agriculture face aux effets du réchauffement climatique »
  • « Assainir l’offre alimentaire en incitant ou en obligeant à la reformulation des recettes des plats industriels »
  • « Instaurer des dispositifs d’aide financière directe ou indirecte pour réduire le prix des produits alimentaires durables »
  • « Compléter les recommandations nutritionnelles par des recommandations de bonnes pratiques alimentaires du point de vue écologique »

De bonnes intentions et de très belles pistes d’évolution de notre mode alimentaire. Reste à savoir si les députés et le gouvernement accueilleront favorablement ces propositions.

Bob Bellanca (source Sénat)