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JURA : le cépage à l’origine du vin jaune vieux d’au moins 900 ans

11 juin 2019 — L’analyse génétique d’anciennes graines de vignes révèle que certains cépages sont cultivés en France depuis des centaines d’années, notamment le savagnin blanc, vieux de plus de 900 ans.

« L’un des échantillons prélevés sur un site médiéval d’Orléans correspond au savagnin blanc. En faisant des boutures ou des greffes, des personnes ont maintenu cette lignée depuis au moins 900 ans », explique à l’AFP Nathan Wales de l’université d’York au Royaume-Uni, coauteur de l’étude publiée lundi dans Nature Plants.

Le savagnin, un cépage blanc, cultivé dans les vignobles du Jura est notamment utilisé dans la préparation du vin jaune, vin emblématique de cette région, vieilli plus de six ans en fûts de chêne et surnommé le « vin des rois ».

Introduite en France par les Grecs au VIe siècle avant Jésus-Christ, la viticulture ne s’est répandue dans la majeure partie du sud de la France que sous l’occupation romaine.

Un autre échantillon, datant justement de cette époque, est « extrêmement proche » de l’humagne blanc, un cépage du canton du Valais en Suisse que l’on appelle au XIXe siècle le « vin des accouchées » du fait de sa forte teneur en fer. Les chercheurs ont également retrouvé une graine correspondant au pinot noir.

En tout, Nathan Wales et ses collègues ont analysé l’ADN de 28 graines retrouvées sur neuf sites archéologiques différents, datant pour les plus anciennes de 500 ans avant Jesus-Christ, notant « des relations très étroites entre les échantillons archéologiques et les échantillons cultivés aujourd’hui ».

Selon les auteurs de l’étude, la vigne Vitis vinifera aurait été domestiquée en Asie du sud-ouest il y a environ 6.000 ans. La production et la consommation de vin s’est ensuite répandue progressivement dans le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen, s’intégrant dans la vie sociale et religieuse.

La plupart des cépages classiques appartiennent à cette espèce (6.000 et 7.000 environ) même si 95% de la surface viticole est occupée par une quarantaine de cépages seulement, dont une bonne quinzaine sont ultraprésents dans le monde entier: chardonnay, merlot, pinot et autre syrah.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:48:54+02:0011 juin 2019|

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