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La méditation pleine conscience : une pratique efficace

15 septembre 2020 – Diverses méditations peuvent être pratiquées. La plus simple – même s’il n’est parfois pas si simple de n’être que dans le maintenant – semble être la méditation pleine conscience.

DE LA BIOLOGIE MOLÉCULAIRE A LA MÉDITATION

Fondateur de la méthode MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction), Jon Kabat-Zinn a puisé dans les enseignements bouddhiques pour profiter et faire profiter à ses patients de la  » médiation pleine conscience « . Ce chercheur en biologie moléculaire pratiquait la méditation pour lui-même. En 1979 il établit un protocole pour permettre à ses patients du Centre Hospitalier Universitaire du Massachusetts de réduire leur stress parfois dû à des douleurs chroniques. Au vu des résultats, Jon Kabat-Zinn proposa sa méthode au plus grand nombre.

SE FOCALISER SUR L’INSTANT PRÉSENT (ECKHART TOLLE)

L’objectif semble simple : « Il s’agit de focaliser son attention sur le moment présent sans porter de jugement sur l’expérience en cours ». Au fil de la journée, voire de la nuit, nous avons des milliers de pensées en tête. Nous évaluons, comparons, ou critiquons l’extérieur : comportements des autres, ce qui se passe autour de la planète. Se focaliser sur l’instant présent comme le propose également Eckhart Tolle dans son best-seller  » Le Pouvoir du Moment Présent  » (éditions Ariane) pourrait nous aider à arrêter de ruminer mentalement.

LA PAIX PAR LE RETOUR AU CORPS (LUIS ANSA)

Se baser sur le corps est une technique pour stopper nos discussions internes incessantes comme le préconisait Luis Ansa dont Robert Eymeri relaie aujourd’hui l’enseignement. L’attention portée aux sensations corporelles et à la respiration est une clef pour rester ancré malgré les fluctuations du monde extérieur. Voilà une bonne méthode, simple et pas chère pour stopper les épuisants tours de bicyclette dans la tête. Nous sommes libres d’établir la paix en nous puisque toutes et tous avons naturellement la capacité à être fondamentalement serein en toute circonstance.

Robert Eymeri, psychologue clinicien de formation, a suivi de près les enseignements de Luis Anza. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le thème du bonheur grâce au retour au corps dont :  » Luis Anza La Voix du Sentir  » et  » Vivre Dans La Beauté  » (éditions Le Relié).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-09-15T10:42:16+02:0015 septembre 2020|

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