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LAS VEGAS : des capteurs pour décupler les capacités du corps humain

13 janvier 2020 — A la grand-messe des technologies de Las Vegas, le CES, les start-up voient dans tous nos vêtements et accessoires autant d’opportunités de parer à nos insuffisances… et même de nous donner des supers pouvoirs.

LUNETTES GARDE-FOU

Les verres des lunettes Narbis se teintent en cas de distraction et retrouvent leur transparence quand le calme et la concentration reviennent.

L’algorithme a été développé par la NASA mais la start-up américaine s’en sert pour lutter contre les troubles de la concentration chez certains enfants ou la démence chez les personnes âgées.

« Vous pouvez les porter pendant 20 à 30 minutes par jour pour que votre cerveau développe la capacité de mieux se concentrer », précise Jay Arcata de Narbis.

Les lunettes à réalité augmentée de Bosch affichent, elles, des informations similaires à celles reçues sur une montre connectée (rendez-vous, directions, messages….).

Vuzix s’attaque de son côté au marché des lunettes de natation connectées. Elles peuvent servir à donner des informations en temps réel aux nageurs professionnels, « mais vous pouvez aussi regarder Netflix », note Paul Travers, le patron de la société. « Certaines personnes s’ennuient pendant qu’elles font des longueurs ».

Les lunettes Ellcie Healthy sont conçues de façon à ne pas avoir l’impression de porter un objet connecté, mais elles sont truffées de capteurs qui alertent les conducteurs sur le point de s’endormir au volant et donnent l’alarme en cas de chute.

ÉCOUTEUR SUR ÉCOUTE

Les écouteurs sans fil sont à la mode et se retrouvent partout au CES. « Les coûts ont tellement baissé que certains exposants les donnent en cadeau », remarque Jitesh Ubrani, analyste chez IDC.

D’autres coûtent beaucoup plus cher, comme les appareils de Waverly Labs, qui s’attachent sur l’oreille et peuvent traduire la conversation dans 20 langues différentes, d’après l’entreprise.

Mais c’est surtout la santé qui s’est emparée du secteur, à mesure que les oreillettes deviennent « acceptables socialement » pour les malentendants, selon l’analyste Avi Greengart de Techsponential.

« On voit apparaître de plus en plus d’écouteurs qui ciblent des gens ayant des problèmes d’ouïe mais qui n’avaient pas envie de porter un appareil », constate-t-il.

Et ils ne vont pas s’en tenir à l’amplification du son. « Les écouteurs sont idéalement placés pour collecter des données biométriques comme les battements du coeur ou la pression artérielle », explique Matthew Smith de la start-up Valencell.

Encore faut-il que les appareils soient certifiés par les autorités compétentes. « On est entre le bien-être et la santé », explique Avi Greengart. « Si c’est un équipement de santé, il y a toutes sortes de feux verts à obtenir ».

MOUCHARDS À FLEUR DE PEAU

Certaines entreprises n’hésitent pas à concevoir des capteurs à même le corps. La gamme de vêtements et sous-vêtements Skiin de la start-up canadienne Myant traquent en continu le rythme cardiaque, l’activité physique, le sommeil et d’autres données biométriques.

Cette technologie de « tissu informatique » incorpore des capteurs « dans les matériaux, de façon à ce que vous ne les sentiez même pas », assure Julie Bosotti, porte-parole de Myant.

L’entreprise cherche à obtenir des certifications médicales. Cette technologie est censée permettre de diagnostiquer des problèmes de santé mentale ou d’aider la convalescence après un AVC, par exemple.

Myant travaille aussi à la conception d’un vêtement pour les femmes enceintes qui surveillerait la santé du foetus.

Pour les sportifs, la start-up italienne Soccerment a présenté des protège-tibias connectés qui évaluent la qualité des mouvements et des passes des joueurs

« L »idée est de donner aux amateurs les mêmes possibilités d’analyse des performances qu’ont les professionnels », explique Paulin Tchonnin-Dodjou de Soccerment.

INTELLIGENT COMME SES PIEDS

Les chaussures ne sont pas en reste. Le japonais Asics a dévoilé un prototype de semelles connectées pour la course à pied. « Elles analysent différents points de pression et peuvent aider à améliorer les performances », indique Gentaro Makinoda, directeur du marketing.

La semelle de la start-up italienne Wahu a des crampons rétractables, pour changer de forme en fonction du terrain, de la température ou de l’humidité. Elle peut aussi analyser la posture et détecter les chutes.

« Elle est prévue pour les seniors, mais aussi pour les ouvriers qui travaillent dans des mines ou des conditions dangereuses », explique Patrizia Casali, directrice du projet.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-03-24T17:37:55+01:0013 janvier 2020|

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