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LE SYNDROME DE CAPGRAS : ce n’est pas ma famille, ce sont des imposteurs !

10 septembre 2020 — Un trouble psychologique qui est très effrayant :Le syndrome de Capgras. Il est également appelé délire d’illusion des sosies, ce trouble mental est très étrange et déconcertant. Les personnes qui souffrent ce mal sont persuadées qu’un proche parent a été remplacé par un imposteur identique.

Il s’agit du plus fréquent des délires d’identification des personnes. Ce syndrome est souvent associé à une schizophrénie ou à une démence.

Le syndrome de Capgras est apparu en 1923 par le psychiatre Joseph Capgras. Il a classé cette maladie psychiatrique dans la famille des psychoses, en particulier les délires d’identification.

DYSFONCTIONNEMENT CÉRÉBRAL

La cause principale de ce syndrome viendrait d’un dysfonctionnement cérébral entre la zone de la reconnaissance visuelle et celle de l’émotion et de la mémoire.

À chaque fois qu’il regarde le visage de son proche, le malade ne le reconnaît pas et pense qu’il s’agit d’une nouvelle personne. Ces hallucinations sont alors de fausses perceptions qu’il considère comme réelles.

QUELS TRAITEMENTS  ?

Ce syndrome nécessite une prise en charge spécialisée par un psychiatre. Souvent, cette maladie est associée à la schizophrénie ou la démence, même si les premiers symptômes apparaissent parfois jusqu’à vingt ans après le début d’une psychose.

L’évolution de cette mélodie évoluera en fonction de la pathologie associée.

Dans le cas des psychoses, elle dépend étroitement du niveau intellectuel.

Dans les démences, les symptômes diminuent progressivement.

Lorsque la maladie en cause peut être guérie, le syndrome disparaît.

Les neuroleptiques sont les médicaments prescrits par le psychiatre, nécessaires pour diminuer la conviction délirante, atténuer l’angoisse et l’agressivité.

Des hospitalisations sont parfois nécessaires ou un placement en institution peut être demandé, pour des cas graves où la sécurité du patient et de son entourage n’est plus assurée.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ÉCOLOGIE) Les eaux contaminées de Fukushima rejetées à la mer

20 octobre 2020 – Bientôt arrivé à saturation de ses capacités de stockage, c’est plus d’un million de tonnes d’eau contaminées que le gouvernement japonais envisage de rejeter à la mer.

Presque 10 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, Tepco, l’entreprise gestionnaire de la centrale a prévenu : la limite sera atteinte en 2022. Au pied du mur, les autorités vont entériner le rejet dans le Pacifique (une solution élaborée en 2014 par l’Agence internationale de l’énergie atomique dans les mesures de précautions).

En effet depuis ce drame écologique, le gouvernement traîne comme un boulet les citernes d’eau contaminée. Et celles-ci continueront de s’accumuler, car à Fukushima l’eau coule à flots. Cette eau provient de la pluie, des nappes souterraines et des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le terrible tsunami survenu le 11 mars 2011.

LE TRITIUM NE POURRA ÊTRE ÉLIMINÉ

Tokyo Electric Power Company déclare pouvoir éliminer toutes les particules radioactives de l’eau, à l’exception du tritium.

La période radioactive du tritium est de 12,32 ans, il se transforme en hélium par une désintégration. L’énergie particulièrement faible de l’électron rend le tritium difficile à détecter autrement que par scintigraphie.

Sa radioactivité de faible énergie fait que les électrons émis sont rapidement arrêtés dans l’eau et dans les tissus biologiques. Un rayonnement externe est donc rapidement arrêté par la simple surface « morte » de la peau humaine. Cependant, contrairement à leur rayonnement, la plupart des molécules tritiées, comme l’eau tritiée, sont facilement absorbées à travers la peau, des membranes ou tissus biologiques de tous les êtres vivants. Sa radioactivité ne le rend donc potentiellement dangereux que s’il est inhalé ou ingéré, et a priori uniquement dans les cellules vivantes qu’il aura pénétrées.

LES DÉVERSEMENTS AVAIENT DÉJÀ EU LIEU

Le ministre japonais de l’Industrie, Hiroshi Kajiyama a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise, mais que le gouvernement entendait se prononcer rapidement. Il n’a donné aucun autre détail, y compris de calendrier.

Quoiqu’il en soit, cette décision devrait se heurter à l’hostilité de pays voisins comme la Corée du Sud qui a déjà intensifié les tests d’irradiation des aliments en provenance du Japon et risque d’impacter davantage l’industrie de la pêche à Fukushima. Surtout que le Japon avait déjà rejeté 1 500 tonnes d’eau contaminée en 2011, quelques jours après l’accident, il y a fort à parier qu’à Fukushima les efforts engagés pour redorer l’image de la région sont loin d’être fini.

 Carine Privard (rédaction btlv.fr)

2020-09-10T15:17:42+02:0010 septembre 2020|

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