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Les Chinois pourraient débarquer sur la Lune d’ici à 2030

25 novembre 2021 – Alors que la mission Artémis qui prévoit de renvoyer des hommes sur la Lune doit avoir lieu d’ici à 2025. La Chine pourrait entrer dans la danse plus rapidement que prévu. En effet, le pays travaille au développement de plusieurs missions visant à poser des astronautes sur la Lune dès le début des années 2030. Cependant, à l’inverse du calendrier américain qui pourrait être encore rallongé, celui des Chinois pourrait être raccourci.

La Chine a été la troisième puissance spatiale à avoir envoyé un humain dans l’espace et elle compte bien rattraper son retard d’autant qu’elle a beaucoup avancé dans le domaine spatial au cours des dernières années. Il faut dire que la Chine ne manque pas d’ambition en ce qui concerne le domaine spatial. En effet, le gouvernement prévoit non seulement de poser des humains sur la Lune, mais aussi la construction d’une station de recherche sur la Lune en collaboration avec la Russie. L’État chinois compte envoyer ses premiers astronautes sur place à partir du début des années 2030 grâce à son lanceur super-lourd Longue Marche 9. Pour Ye Peijian, concepteur et ingénieur principal du programme lunaire chinois, les objectifs fixés sont tout à fait envisageables “Je pense personnellement que, tant que la recherche technologique pour les alunissages en équipage se poursuit, tant que le pays est déterminé, un alunissage chinois en équipage est tout à fait envisageable d’ici 2030”. Cette déclaration n’a d’ailleurs été approuvée officiellement par la Chine même si l’échéance n’as pas encore été approuvé de manière précise.

LA CHINE, UNE PUISSANCE SPATIALE

La Chine a non seulement l’envie, mais a aussi clairement les moyens de ses ambitions. D’autant qu’elle a réalisé de nombreux progrès techniques qui lui ont permis d’acquérir les capacités et composants nécessaires pour faire atterrir en toute sécurité des astronautes sur la Lune et les ramener sur Terre. Pour certains experts la Chine pourrait très clairement avancer son départ pour la Lune en modifiant ses deux lanceurs Longue Marche 5 pour améliorer leurs performances. Une idée qui avait été évoqué par Long Lehao un responsable de l’industrie spatiale chinoise. Une stratégie pour le moment encore à l’étude, mais qui montre très clairement que pour les Chinois l’objectif lunaire n’est qu’une question d’années.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-25T15:20:06+01:0025 novembre 2021|

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