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5 mai 2020 : Une équipe d’écologues et d’agronomes dirigée par Thierry Dutoit, chercheur au CNRS à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale a lancé une étude sur l’impact de la fourmi moissonneuse (ndlr : Messor barbarus) sur des pelouses sèches méditerranéennes dans la plaine de La Crau.

Publiés dans la revue Biological Conservation le 15 avril 2020, les résultats de cette étude font état d’un constat sans appel, cette espèce arrive à réguler le cycle des nutriments du sol ainsi que la diversité et la dynamique de la végétation. Sur une période de 5 à 10 ans, l’équipe de Thierry Dutoit a pu observer que ces invertébrés accélérèrent la résilience des communautés végétales dans ces prairies dégradées en facilitant leur rétablissement. Plus concrètement, la fourmi moissonneuse a amélioré la fertilité des sols, assuré le transport, la redistribution et le stockage de graines. Elle a également augmenté de manière significative la biomasse végétale à côté de ses nids.

Si nous avons tendance à les ignorer, il est bon de signaler que les fourmis sont indispensables à notre écosystème. Par ailleurs, et comme nous le rappelait Cléo Bertelsmeier (professeure d’écologie) lors de son passage sur btlv, elles font preuve d’une ingéniosité sans égal à tel point que de grandes entreprises de livraisons commandent des études afin d’étudier leur mode de transport de marchandises pour en appliquer certains au sein de leur logistique.Une entrevue à retrouver ici :

Quoi qu’il en soit, l’étude de l’équipe de Thierry Dutoit, démontre le rôle clé potentiel des fourmis en tant qu’ingénieurs écologiques pour la conservation et la restauration des pelouses sèches méditerranéennes à moyen terme.

Bob Bellanca (source CNRS)