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17 avril 2019 — Une victoire pour ceux qui ne veulent pas de compteurs Linky

Le mois dernier, c’est à Toulouse qu’un juge a interdit l’installation de compteurs Linky chez les personnes électro-hypersensibles. Dès son apparition, en 2015, ce compteur fut contesté et notamment par les personnes électrosensibles. Ce jugement est donc vécu comme une victoire pour les anti-compteurs Linky, qui se battent depuis de nombreuses années.

Au-delà des problèmes liés à l’électrosensibilité, parmi les anti-compteurs, on trouve ceux qui évoquent une ingérence dans le quotidien, car connectés, Enedis récolte des données qui sont du domaine du privé. Par ailleurs, ils dénoncent des appareils peu fiables, des surconsommations excessives dues à des erreurs et l’absence de choix proposé aux particuliers sous peine d’amende en cas de refus d’installation. Des propos soutenus par la députée Michelle Rivasi dans un interview donné à notre site (vidéo ci-dessous).

SANTÉ EN DANGER ?

Les craintes concernant notre santé sont également avancées en raison des ondes électromagnétiques engendrées. Pourtant une étude de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) menée en 2016 nous apprend que les compteurs Linky n’émettraient entre 0,25 et 0,8 volt par mètre, et ce dans un rayon de 20 centimètres, un taux dégressif au fur et à mesure que l’on s’en éloigne. Des taux qui, selon cette agence, seraient tolérés par notre organisme puisque la limite réglementaire est fixée à 87 volts par mètre. Cette étude affirme que ce compteur dernière génération « Linky » n’émettrait pas plus de champ magnétique que nos anciens compteurs, et pas plus que les plaques à induction que nous utilisons dans nos cuisines. Des arguments qui n’ont visiblement pas convaincu le juge du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Toulouse. Ce dernier a ordonné à Enedis — filiale d’EDF gérant les compteurs Linky — de ne pas les installer contre leur gré chez les personnes dites électro-hypersensibles.

13 PLAIGNANTS

Composé de 13 personnes électrosensibles, le groupe représenté par Me Christophe Léguevaques » peut refuser son installation, car comme le rappelle ce dernier « la pathologie a été validée par un certificat médical ». D’autre part, la décision rendue par le TGI de Toulouse s’accompagne d’une autre mesure :

« Si ces personnes habitent dans un immeuble et que leurs voisins sont déjà équipés d’un Linky, il appartiendra au distributeur de délivrer à proximité du logement des malades une électricité exempte de tout courant porteur en ligne, notamment dans les fréquences comprises entre 35 kHz et 95 kHz. »

Une mesure qui satisfait l’avocat qui défend les intérêts d’environ 5 500 électro-hypersensibles en France.

Bob Bellanca (source TGI Toulouse)

 

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