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8 février 2019 — Le Louvre a présenté jeudi la première étape de la restauration de la chapelle du mastaba d’Akhethétep, un chantier ambitieux qui aboutira à une restitution plus exacte de cette chapelle funéraire vieille de 4000 ans, compte tenu de fouilles récentes. 

Cette restauration, qui a commencé en novembre dans l’aile Sully, doit s’achever en juillet 2020. Quatre semaines de travaux ont permis le démontage de la quarantaine de blocs. Le remontage s’achèvera au premier semestre de l’an prochain.

La restauration a été rendue possible par une campagne d’appel au don « Tous mécènes! », la septième du genre, lancée en 2016, qui avait réuni 500.000 euros.

Le grand musée national avait acquis en 1903 sur le site de Saqqara cette chapelle, pour empêcher sa dispersion bloc par bloc par des réseaux commerciaux locaux. En 1905, elle était montée dans l’aile de Flore. Puis, en 1932, elle était remontée dans la salle actuelle de l’aile Sully.

C’est un siècle plus tard que des fouilles ont permis de retrouver sous les sables l’emplacement de la chapelle et surtout le vaste ensemble architectural auquel elle appartenait. Un mastaba est la partie extérieure de la tombe d’un dignitaire. Akhethétep était un haut fonctionnaire de la cinquième dynastie, probablement chargé de la garde-robe royale.

« Le visiteur était floué quand il voyait ce mastaba. Il s’agit de lui redonner les moyens d’une vision exacte, de restituer les proportions, hauteurs, volumes », a expliqué à la presse l’égyptologue Vincent Rondot, directeur depuis 2014 du département des antiquités égyptiennes.

Tout sera fait pour que « l’oeil puisse différencier ce qui est ancien et ce qui a été rajouté. Nous voulons une restitution architecturale conforme à l’original », a-t-il dit.

C’est un chantier délicat qui provoque de nombreuses discussions techniques avec les restaurateurs, a expliqué M. Rondot, notamment sur le matériau artificiel à utiliser pour restituer le parement: pierre calcaire ou béton…

Lors des travaux, quand le linteau a été enlevé, des papiers pliés ont été retrouvés avec les noms des « marbriers poseurs » venus de toute la France pour remonter le mastaba en 1932: « Les ancêtres vous saluent. Adieu ».

Ce chantier témoigne des efforts du Louvre de mettre en valeur ses collections égyptiennes, alors que la Cité de la Villette va accueillir au printemps une très exceptionnelle exposition Toutankhamon pour laquelle le musée consentira des prêts importants.

Rédaction btlv.fr (source AFP)