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12 mai 2020 — Le président malgache Andry Rajoelina a balayé les critiques sur l’efficacité et les dangers de la potion qu’il vante comme un remède contre le coronavirus, en dénonçant une attitude condescendante envers la médecine africaine.

« ‘Si ce n’était pas Madagascar et si c’était un pays européen qui avait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doutes ? Je ne pense pas », a assuré M. Rajoelina lors d’un entretien à France 24 et Radio France International (RFI).

Madagascar a fourni à sa population et à plusieurs pays africains un breuvage à base d’artemisia, une plante à l’effet thérapeutique reconnu contre le paludisme, en affirmant qu’il prévenait et soignait le Covid-19.

Les éventuels bienfaits de cette tisane, baptisée Covid Organics, n’ont été validés par aucune étude scientifique.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde jeudi les dirigeants africains contre la tentation de promouvoir et d’utiliser la potion malgache sans tests scientifiques.

Promoteur en chef de cette décoction, M. Rajoelina en a réaffirmé lundi l’efficacité.

« La preuve que nous pouvons montrer maintenant, c’est bien évidemment la guérison de nos malades », a-t-il plaidé, « il n’y a pas de mort actuellement à

Madagascar ».

A ce jour, 183 cas d’infections au Covid-19 ont été rapportés sur la Grande île, dont 105 guérisons et aucun mort.

« Je pense que le problème, c’est que (ce produit) vient d’Afrique et on ne peut pas admettre, on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar … ait mis en place cette formule pour sauver le monde », a déploré le chef de l’Etat.

« Rien ne nous empêchera d’avancer, ni un pays, ni une organisation », a insisté Andry Rajoelina en réponse aux mises en garde de l’OMS.

Interrogé sur l’absence d’essais cliniques confirmant les vertus de sa tisane, il a rappelé qu’elle avait « le statut de remède traditionnel amélioré » et ne nécessitait donc, avant d’être distribuée, qu’une « observation clinique selon les indications du guide élaboré par l’OMS ».

« Nous avons respecté les normes éthiques reconnues universellement en matière d’études et de recherches cliniques », a martelé le président malgache.

« C’est une guerre (contre le Covid-19), mais ce n’est pas la force militaire ou la puissance économique qui jouent actuellement, mais Dieu », a conclu M. Rajoelina, « le Seigneur nous a donné les plantes médicinales pour aider notre pays et le monde entier à lutter contre cette maladie ».

Rédaction btlv.fr avec AFP