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(MALÉDICTION ?) Le site des J.O construit sur une ancienne sépulture

13 juillet 2021 — En novembre 2019, l’annonce de la découverte d’ossements appartenant à 187 corps humains sur le site des J.O au japon est passée totalement inaperçue. Ancien cimetière de la période Edo (1603-1868), il accueille le nouveau stade olympique de Tokyo. S’il n’est pas rare, lors de chantiers d’envergures, de découvrir des vestiges archéologiques ou d’ancienne sépultures, celle-ci a ravivé une légende urbaine : la malédiction Tokugawa.

Construit sur 333 000 mètres carrées, le site appartenait autrefois à la lignée principale de la famille Tokugawa, descendants du Shogunat Tokugawa qui régnait sur le Japon féodal.

UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Lorsque le shogunat fut renversé en 1868, les membres du clan furent chassés du château d’Edo et déplacés à Sendagaya, une région où résidait la branche Kishu des Tokugawas. C’est ici que vivait le prince Tokugawa Lesato, le premier chef de la famille Tokugawa après la dissolution du Shogunat. Politicien puissant et diplomate Japonais reconnu, Tokugawa Lesato fut le président du comité national d’organisation des Jeux olympiques de 1940. Et c’est d’ici qu’est née la malédiction. Ces jeux n’ont jamais eu lieu en raison du déclenchement de la seconde guerre mondiale. D’autre part, Tokugawa Lesato est décédé la même année au moment même où les épreuves olympiques devaient avoir lieu à Tokyo et à Sapporo, ce qui entraina la banqueroute de la famille. Le terrain fut alors acheté par le gouvernement de Tokyo en 1943. C’est Yuki Yoshida, écrivain et chercheur spécialisé dans l’ésotérisme, qui a écrit plusieurs articles sur la présumée « Malédiction » Tokugawa et qui a fait le lien entre les divers problèmes rencontrés lors de la préparation des jeux de 2020 et la famille en question : 

« Lorsque les problèmes ont commencé à éclater lors des préparatifs des jeux de 2020, j’ai commencé à creuser dans l’histoire des J.O et de la région et j’ai découvert la connexion avec la famille Tokugawa. Inutile de dire que je ne m’attendais pas à ce que cette fête du sport soit impactée par une pandémie mondiale »

LA CONTROVERSE DÈS LE DÉPART 

Avant même la découverte des ossements, des voix s’étaient élevées pour dénoncer la coût exorbitant et la taille du stade. Des accusations de plagiat, mais aussi de corruption furent relayées par la presse locale. En 2020, Taro Aso le ministre des Finances, a qualifié, lui-même, ces jeux de « maudits » faisant référence à la raison pour laquelle ils furent reportés. 

Quant au chercheur, Yuki Yoshida, il est revenu sur des éléments troublants :  « En 1964, année ou Tokyo a accueilli ses premiers Jeux olympiques, et après avoir perdu leurs terres, une autre tragédie a frappé les Tokugawas. A l’époque cela a donné naissance au tunnel de Sendagaya, l’un des endroits les plus hantés de la capitale ». 

Long de 61 mètres il passe directement sous le cimetière de Senjuin qui accueille toujours des processions et de hommage post mortem. Depuis, des témoignages d’évènements surnaturels impliquant le fantôme d’une femme aux cheveux longs suspendus à l’envers du plafond du tunnel, furent rapportés par la population. Certains témoins affirment avoir noté de mystérieuses empreintes de mains sur les vitres de leur voiture après avoir traversé le tunnel. Un célèbre studio d’enregistrement le « Victor » situé près de tunnel serait lui aussi le théâtre d’évènements paranormaux. Malédiction ou légende urbaine, une chose est sure, la pandémie va faire de ces jeux, les plus silencieux de l’histoire. Les athlètes vont devoir trouver les ressources pour se dépasser au fond d’eux même sans l’aide du public. C’est bien cela le plus triste.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-13T13:40:49+02:0013 juillet 2021|

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