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13 mars 2019 — Des chercheurs ont réussi à activer des cellules d’un mammouth congelé vieilles de 28.000 ans en les implantant dans des ovocytes de souris mais, même aidé par un plus petit que lui, le mastodonte a peu de chance de ressusciter.  

Le projet, mené au Japon par une équipe internationale, a pris des noyaux de cellules d’un mammouth bien conservé découvert en 2011 dans le pergélisol sibérien et les a introduites dans des dizaines de cellules sexuelles de souris femelles.

Cinq ont eu des réactions biologiques caractéristiques du début de la division cellulaire, a expliqué Kei Miyamoto, un membre de l’équipe de l’Université Kindai dans l’ouest du Japon.

Mais aucun n’est entré dans la phase de division qui aurait été nécessaire à la création d’un mammouth, a -t-il précisé à l’AFP.

« Cela montre que malgré les années, une activité cellulaire peut encore se produire », a-t-il déclaré à l’AFP. « Jusqu’à présent, de nombreuses études se concentraient sur l’ADN fossile et non pas sur le fait de savoir s’il fonctionne toujours », a-t-il ajouté.

Mais les résultats de cette recherche publiés lundi dans la revue Scientific Reports donnent peu d’espoir de voir une résurrection à la Jurassic Park d’espèces éteintes depuis longtemps, a-t-il averti. « Nous avons aussi constaté que les dommages subis par les cellules étaient très profonds ».

« Nous n’avons pas même encore vu de division cellulaire et je dois donc dire que nous sommes très loin de la reproduction d’un mammouth ».

Cette université a travaillé avec d’autres établissements japonais et russes à l’étude et l’éventuel clonage du mammouth et prévoit d’explorer d’autres méthodes destinées à redonner vie au géant préhistorique.

« Nous avons besoin de nouvelles technologies, nous voulons tenter diverses approches », a déclaré M. Miyamoto.

Rédaction btlv.fr (source AFP)