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14 février 2018 : Une équipe de chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a développé un exosquelette de main pour aider les personnes atteintes de handicap.

Ce prototype pourrait faciliter le quotidien d’un bon nombre de personnes. En plus de donner la possibilité de soulever des objets — 500 grammes maximum — il retransmet les sensations de la main. Cela veut dire que si par exemple une personne portant cet exosquelette saisit un verre d’eau froide, il aura la sensation du toucher, mais aussi du froid, et ce sur sa main, en tout cas c’est l’impression qu’il aura.

COMMENT ÇA MARCHE ?

Le dos des mains est recouvert par des câbles en métal reliés à un boitier qui se porte sur la poitrine. Des moteurs sont utilisés pour permettre le mouvement des câbles, ces derniers remplaçant les tendons. L’avantage de cet exosquelette est qu’il se pose facilement et s’ajuste rapidement aux mains des patients, en plus de ne peser que 50 g — en dehors du boitier (1 kg environ). L’ensemble se contrôle par le biais d’un smartphone, du mouvement des yeux, de l’électromyographie. C’est l’enregistrement des courants électriques des muscles qui permet d’étudier le système nerveux — ou grande nouveauté, d’un casque électroencéphalographe — qui mesure l’activité électrique du cerveau.

DES TESTS CONCLUANTS

Deux patients atteints de lésions de la moelle épinière ont testé l’exosquelette avec l’aide du casque. Les scientifiques ont remarqué en analysant leur activité cérébrale que les deux hémisphères du cerveau s’activaient. Explications. Notre cerveau est divisé en deux hémisphères, le droit contrôlant le côté gauche et vice-versa. On appelle ça le contrôle controlatéral. Lorsque nous utilisons notre main gauche, l’hémisphère droit s’active, c’est-à-dire que du sang est envoyé dans ce côté en plus grande quantité. Or, dans ce cas de figure, les chercheurs ont constaté que les deux hémisphères s’activaient. José Millan, directeur de la fondation Defitech, sur les interfaces cerveau-ordinateur, pense que « cette amélioration est […] due à la richesse du feedback sensoriel offert par [l’] exosquelette ».

Noémie Perrin (btlv.fr/source EPFL)