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(MARS) Et si on réactivait le champ magnétique de Mars pour y vivre ?

24 novembre 2021 – Mars est au cœur de tous les désirs des agences spatiales. Est-ce notre future Terre ? Bien qu’elle soit hostile à la vie, les scientifiques font tout pour trouver des solutions.

Comprenez bien : sans protection, on ne survivrait que deux minutes sur Mars. Deux minutes très longues d’agonie, où l’on manquerait d’air et où la température (-63°) et les radiations ne nous feront pas de cadeaux.

Pourtant, ce caillou flottant dans l’espace est le terrain rêvé des agences pour y construire les futures colonies spatiales. Alors, comment faire pour y vivre bien ?

Mars : notre future maison ? Source : Adobe Stock

TERRAFORMER MARS

Prenons Mars, faisons tout pour qu’elle ressemble le plus possible à la Terre. Elle a déjà une taille équivalente, une grande quantité d’eau gelée sous la surface, mais le champ magnétique n’est pas du tout solide pour affronter les radiations cosmiques. L’atmosphère de Mars en a souffert, puisqu’avant d’être aussi fine, elle était assez épaisse avec une forte teneur en eau.

Sur Terre, le noyau fait fonctionner le champ magnétique comme une dynamo grâce à la convection des différents alliages de fer. Notre voisine a un noyau plus petit et plus froid et on peut difficilement en faire quelque chose…

APPELONS PHOBOS À L’AIDE

Des scientifiques britanniques, américains et de la NASA se sont penchés sur deux choix : soit disposer d’un flux conséquent de particules chargées provenant de l’intérieur de la planète, soit l’obtenir autour d’elle. La deuxième solution séduit davantage.

Les chercheurs réfléchissent à créer un « anneau de plasma » autour de Mars pour la protéger des radiations. Source : Ruth Bamford, STFC

Phobos, c’est l’une des deux lunes de Mars. La plus grosse. Elle est assez proche de la planète et en fait le tour en huit heures. On pourrait imaginer la création d’un anneau de particules chargées électriquement, en s’aidant de la rotation de Phobos.

Les chercheurs aimeraient ioniser les particules de sa surface, les faire accélérer artificiellement pour créer une protection de plasma qui suivrait l’orbite du satellite. Le champ magnétique serait assez suffisant pour nous protéger des radiations.

DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE

Maintenant, comment mettre en application cette idée ?  Il faudrait des ressources énergétiques gargantuesques : au moins 1017 joules. C’est l’énergie dépensée par tous les humains sur Terre en 2020. On pense alors faire recours à la fission nucléaire… Mais il faudra encore s’armer de patience.

Sources : Science Direct et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-24T15:40:19+01:0024 novembre 2021|

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