Découvrez BTLV, le média N°1 sur le mystère et l'inexpliqué (Replay/Podcast/rédactionnel)

Pour accéder à toutes nos interviews audio et vidéo
Rejoindre BTLV

12 juillet —  C’est la planète qui ressemble le plus à la Terre à son origine. Pour les scientifiques, il s’agit sans doute l’endroit où il serait possible de trouver les traces d’une vie extra-terrestre ancienne.

On continue inlassablement à l’explorer, et on pense que des résultats prometteurs seront trouvés dans l’avenir.

Trois missions (Emirats arabes unis, Chine, Etats-Unis) vont être envoyés cet été pour explorer Mars, que ce soit sur le sol ou en orbite. « Mars est la priorité des explorations spatiales car on sait qu’il y a des milliards d’années, elle a été habitable », a expliqué lors d’une conférence de presse Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l’agence spatiale française qui a conçu l’un des principaux instruments de la mission « Mars 2020 » de la NASA.

DES ESPOIRS CONTRARIÉS

En 1976,  le programme Viking rapporte pour la première fois des données sur l’atmosphère et le sol martien montrant qu’il n’y avait pas de vie présente en surface de ce grand désert glacé. Cette découverte a beaucoup ralenti l’exploration martienne pendant 20 ans.

Au début des années 2000, la preuve que de l’eau liquide y avait coulé en quantité a ravivé les passions, et depuis, chaque mission apporte « de plus en plus d’évidences que Mars n’est pas aussi morte qu’on le croit » explique  Michel Viso, exobiologiste.

C’EST LA FAUTE À LA TECTONIQUE DES PLAQUES

La tectonique des plaques terrestres, qui renouvelle régulièrement la croûte terrestre en profondeur, empêche toute préservation de cette vie ancestrale. Mars est l’exempte de tectonique et donc susceptible d’avoir conservé dans ses entrailles la marque d’une vie « originelle » d’il y a plus de 4 milliards d’années.

Sur Terre, les premières traces de vie remontent à 3,5 milliards d’années – un milliard d’années après sa formation – mais « c’est sûr que le vivant remonte à plus loin », selon Jorge Vago, expert scientifique à l’Agence spatiale européenne (ESA), dont la propre mission ExoMars partira en 2022 forer le sol martien.

ET S’IL N’Y AVAIT JAMAIS EU DE VIE ?

Il faudra attendre le retour de fragments martiens sur Terre, pour pouvoir enfin avoir une réponse positive ou négative. Avec l’aide  d’instruments ultra performants, comme des synchrotrons, on pourra analyser en profondeurs les échantillons du sol martien. Mais de tels fragments ne sont pas attendus avant dix ans, tant ce retour est une mission complexe.

Il existe d’autres candidates potentielles à la vie extra-terrestre, comme Encelade et Europe, deux lunes de Saturne et Jupiter. Mais en rapporter des échantillons ou forer leur épaisse couche de glace relève pour l’heure de la science-fiction.

François Deymier (rédaction btlv.fr/source CNES et NASA)