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29 avril 2020 —  Alors que la moitié de la planète est contrainte au confinement, les membres de la NASA soumis au même régime n’ont pas d’autre choix que de travailler à la maison…Cela oblige l’équipe de Curiosity à opérer sur Mars de chez eux. Tout a commencé le 20 mars dernier. Pour la première fois, il n’y avait personne au JPL de la NASA basé en Californie du Sud. Les opérations furent organisées alors que l’équipe était éclatée aux 4 coins du pays. Malgré la problématique du confinement, le forage d’un échantillon de roche dans un endroit appelé « Edimbourg » se déroula sans souci.

Équipés de gros ordinateurs et de micro-casques, les scientifiques ont été livrés de ce matériel, comme le veulent les mesures barrières, c’est-à-dire sur le trottoir. Si cette situation unique les prive d’équipement non déplaçable, les chercheurs ont dû s’adapter en s’appuyant sur des images 3D de Mars qu’ils étudient à l’aide de lunettes très spéciales qui permettent de passer entre les vues de l’œil gauche et de l’œil droit en un temps record afin de mieux évaluer les contours du paysage.

La plus grande innovation due à cette situation est la distance entre les scientifiques. Si en temps normal, il y a toujours des communications avec des chercheurs basés en dehors du JPS de la NASA, ils ne sont jamais tous dans cette situation. Comme dans de nombreuses sociétés, la visioconférence a remplacé le présentiel, ce qui pour Alicia Allbaugh, qui dirige l’équipe, n’est pas forcément de tout repos : « Je surveille probablement une quinzaine de canaux de discussion à tout moment. Tu jongles plus que tu ne le ferais en temps normal ».

Si les moyens modernes de communication ont permis une telle organisation, cela demande toutefois un effort supplémentaire pour s’assurer que tout le monde se comprenne.

MOINS D’ACTIONS QUE D’HABITUDE

Une telle situation oblige les membres de la NASA à limiter le nombre de commandes envoyées au Rover Curiosity comme le précise Carrie Bridge, la responsable de l’équipe pour les opérations scientifiques : « C’est classique pour la NASA. Nous sommes confrontés à un problème et nous savons comment faire fonctionner les choses. Mars n’est pas immobile pour nous, nous l’explorons toujours », « Nous sommes généralement tous dans une pièce, partageant des écrans, des images et des données. Les gens parlent en petits groupes et entre eux de l’autre côté de la pièce ».

Bob Bellanca (source NASA)